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Beauvais

Beauvais

définition : Beauvais

Beauvais est une commune française, préfecture du département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Avec ses (dernier recensement en ), Beauvais est la principale ville du département et est la de la région. Elle se trouve au nord du bassin parisien, sur les rives du Thérain, affluent de l'Oise. Ses habitants sont appelés les Beauvaisiens.

Beauvais est célèbre pour sa cathédrale gothique, à la nef la plus haute de France et au cœur gothique le plus haut du monde, toujours inachevée, mais typique de l'apogée de l'art gothique en France.

== Géographie == === Situation === Beauvais se situe dans le sud-ouest des Hauts-de-France, à au sud d'Amiens, à l'ouest de Compiègne, au nord de Paris et à l'est de Rouen à vol d'oiseau.

Elle est baignée par le Thérain, affluent de l'Oise. Elle s'étend au pied de collines boisées, sur les rives du Thérain, au confluent de l'Avelon dans une ancienne région marécageuse.

La commune est au centre d'une unité urbaine (ou agglomération selon l'Insee) qui regroupe les communes de Beauvais, d'Allonne, de Goincourt et de Tillé. Avec , elle est la troisième agglomération de l'Oise. Son aire urbaine atteint en 2013.

=== Communes limitrophes ===

=== Voies de communication et transport === [[Fichier:Vue aérienne de Beauvais 05.jpg|thumb|alt=Vue aérienne de Beauvais en direction de l'ouest.|Vue aérienne de Beauvais en direction de l'ouest.]] ==== Voies routières ==== L'autoroute A16 dessert l'agglomération par le biais des sorties et . Elle permet de rejoindre Paris (en ) vers le sud, ainsi qu'Amiens (en 45 minutes) et Calais (en ) vers le nord.

Elle se trouve au centre d'un carrefour routier important entre l'ancienne route nationale 1, entre Paris et Calais, et la route nationale 31, entre Reims et Rouen.

Plusieurs routes départementales relient Beauvais aux communes voisines : * la [[Route nationale 1 (France métropolitaine)#De Beauvais à Abbeville|]], qui la relie à Marseille-en-Beauvaisis et Grandvilliers vers le nord-ouest, section déclassée de la nationale 1 ; * la [[Route départementale 149 (Oise)|]], qui la relie à Crèvecœur-le-Grand vers le nord ; * la [[Route nationale 1 (France métropolitaine)|]], qui la relie à Breteuil vers le nord-est et Chambly vers le sud, section déclassée de la nationale 1 ; * la [[Route départementale 938 (Oise)|]], qui la relie à Saint-Just-en-Chaussée et Ressons-sur-Matz vers l'est ; * la [[Route nationale 327|]], qui la relie à Méru vers le sud, sur la route de Pontoise ; * la [[Route départementale 981 (Oise)|]], qui la relie à Gisors, Vernon, Évreux vers l'ouest ;

Certaines de ces routes départementales sont exclusivement beauvaisiennes : c'est le cas de la et .

Le , la voie rapide du contournement sud de Beauvais est inaugurée. Elle a nécessité la construction de dix-huit ponts, dont notamment un pont à haubans.

==== Transport ferroviaire ==== La gare de Beauvais, inaugurée en 1857, est desservie par les lignes TER : * Beauvais - Persan Beaumont - Paris-Nord ; * Beauvais - Creil - Paris-Nord ; * Le Tréport-Mers - Abancourt - Beauvais - Paris-Nord.

==== Transport aérien ==== L'aéroport de Paris-Beauvais, ou aéroport de Beauvais-Tillé, qui date des années 1930, se trouve au nord de l'agglomération. L'arrivée de la compagnie aérienne à bas prix Ryanair le a permis un développement de l'aéroport lui permettant de devenir le de France en termes de passagers, derrière l'aéroport de Bordeaux-Mérignac et l'aéroport de Nantes-Atlantique.

La croissance du trafic a été importante : si, en 1997, l'empruntaient, en 2012 le trafic de l'aéroport est de plus de 3,8 millions voyageurs. La fréquentation de l'aéroport a augmenté de 40 % en moyenne par an entre 2001 et 2005. Soixante destinations sont desservies depuis l'aéroport par 5 compagnies (Ryanair, Wizz Air, Blue Air, Air Moldova et TUI fly Belgium). Les principales lignes desservent l'Italie, l'Espagne, le Maroc, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie.

Sur le plan environnemental, un couvre-feu a été instauré (de minuit à 5 heures du matin) ainsi qu'une limitation du survol des zones habitées et une sélection des avions afin de réduire la pollution sonore.

==== Transports en commun ====

Les transports en commun sont assurés par le réseau de transport Corolis. Ce réseau est constitué d'une dizaine de lignes de bus régulières qui desservent Beauvais et son agglomération, dont :

* 2 lignes « chrono » avec des fréquences de passage allant de 10 à 15 minutes en heure de pointe ; * 6 lignes principales de desserte des quartiers * Une navette gratuite pour le centre ville * Une navette express hôtels - aéroport * Une ligne estivale de fin-juin à fin-août (8) ; * 4 lignes desservant les communes rurales le samedi (T1, T2, T3 et T4).

Divers services spéciaux (scolaires, desserte du centre pénitentiaire...) et un service de transport à la demande sont aussi proposés.

==== Circulations douces ==== Dans un souci de promouvoir les moyens de transport non polluants et la protection de l’environnement, la ville a entrepris d’élaborer un schéma directeur de « circulations douces ». À terme, le but est d’avoir un réseau de de pistes cyclables.

=== Climat === La ville bénéficie d'un climat océanique dégradé (du fait de l'éloignement de la mer, située à à vol d'oiseau, au niveau du Tréport).

Les collines du pays de Bray protègent Beauvais des précipitations. Les quantités de pluie sont plus faibles que la moyenne nationale, mais la fréquence est plus élevée. Le brouillard est souvent présent. Le département est touché par 41 jours de vent en moyenne par an, venant généralement d'ouest ou du sud-ouest. Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre connaissent en moyenne des températures maximales supérieures à .

== Urbanisme == === Morphologie urbaine === Beauvais est divisée en huit quartiers administratifs : Argentine, Centre-ville, Marissel, Notre-Dame-du-Thil, Saint-Jean, Saint-Just-des-Marais, Saint-Lucien et Voisinlieu.

Les principaux quartiers de la ville sont Argentine, Saint-Jean et Soie-Vauban. Ces trois quartiers réunissent 30 % de la population. Historiquement, la ville s'est constituée dans la vallée du Thérain, avec un développement selon un axe est-ouest. Les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale se concentrèrent sur le centre-ville qui fut presque totalement détruit. En 1943, les communes de Notre-Dame-du-Thil, Marissel, Voisinlieu et Saint-Just-des-Marais sont annexées à Beauvais afin de répondre aux besoins de logements et d'urbaniser les plateaux du nord et du sud. La population double entre 1954 et 1975.

Ces différentes phases de construction successives résultent aujourd'hui en une ville morcelée et sans unité, composée de restes de faubourgs anciens, d'une vallée industrielle, d'un centre ville reconstruit en quasi-totalité après la Seconde Guerre mondiale, et de plateaux urbanisés en urgence après-guerre.

Un projet de rénovation du quartier de Saint-Jean a été signé avec l'ANRU le 5 mars 2007 et devrait se terminer en 2012. D'un montant de 108 millions d'euros, le projet consiste à améliorer l'insertion du quartier de Saint-Jean au reste de Beauvais, à construire et réhabiliter des logements et rénover et construire des équipements (théâtre municipal, mairie annexe, commissariat).

Un neuvième quartier est en cours de construction : l'éco-quartier Saint-Quentin. Il est en cours de construction au niveau du palais de justice.

[[Fichier:Place Jeanne-Hachette.jpeg|vignette|Place Jeanne-Hachette redessinée en 2015.]] La place Jeanne-Hachette a été réaménagée en 2015. Les travaux de piétonisation ont débuté le 2 février et ont pris fin le 16 octobre 2015. Une fête a eu lieu lors de son inauguration. La nouvelle place retrouve ainsi le rôle qu'elle avait au Moyen Âge, celui d'un lieu d'échange et de vie.

=== Logement ===

Beauvais comptait logements en 1999, dont résidences principales. L'âge moyen du parc immobilier était beaucoup plus faible que la tendance régionale du fait des dégâts occasionnés par la Seconde Guerre mondiale. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 10,5 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. De même pour les constructions antérieures à 1949 qui représentaient 19,2 % du parc (contre 40,9 % pour la moyenne régionale). A contrario, les constructions réalisées entre 1949 et 1974 représentent 52,2 % du parc (contre 29,2 % pour la moyenne régionale), traduisant l'effort important de reconstruction entrepris après guerre.

91,9 % des logements étaient des résidences principales, réparties à 35,6 % en maisons individuelles et à 64,4 % en appartements (respectivement 73,6 % et 26,4 % dans la région). 36,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, pour 61,0 % de locataires (respectivement 61,0 % et 35,2 % dans la région).

Beauvais comptait logements HLM soit 38,9 % du parc en 1999 (contre 17,4 % dans la région), valeur en augmentation soutenue depuis le recensement de 1990. En outre le nombre de logements vacants était légèrement plus important en 1999 que dans la région avec 6,6 % du parc contre 5,9 % en Picardie.

Les grands logements sont très majoritaires : la plupart des habitations possèdent quatre pièces et plus (51,5 %), puis trois pièces (27,0 %), mais seulement 14,0 % possèdent deux pièces et 7,5 % une pièce. Néanmoins les logements de petites surfaces (une et deux pièces) sont en forte augmentation depuis 1990 (respectivement +42,5 % et +31,6 %).

=== Plan d'eau du Canada === Le plan d'eau du Canada est un parc composé de et de 2 lacs artificiels au Nord-ouest de Beauvais. Ce domaine est équipé d'une base de loisirs nautique, d'une plage, d'un circuit de , avec piste cyclable et piétonnière. Selon Henri Fromage, « “Canada” vient de “can en dent”, un champ en forme de dent, comme l'attestent les anciens cadastres. Au siècle dernier, c'était un champ de courses de chevaux et de lévriers ».

== Toponymie == Beauvais tire son nom du peuple gaulois des Bellovaques qui faisaient partie, selon César, de la Gaule belgique (les Belgae). Ces « Bellovaci » sont cités notamment par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules ; au IVème siècle leur nom est donné à leur capitale, la ville est appelée « Belloaca urbs » en 583. Le suffixe gaulois « -āco- » formait des adjectifs, la racine du mot n'a pas d'explication assurée.

Auparavant, elle s'appelait « Kaisaromagos » (cité dans la Géographie de Ptolémée), « Caesaromago » dans des textes latins, Ce nom gallo-romain signifie « marché de César », ou plus exactement « plaine de César »

== Histoire ==

=== Héraldique ===

Les armes de Beauvais se blasonnent ainsi : « de gueules au pal d'argent », c'est-à-dire un pieu d'argent vertical sur fond rouge.

Palus ut hic fixus constans et firma manebo. (Tel ce pieu fiché constante et ferme resterai.) est la devise figurant sur le premier blason de la ville.

=== Préhistoire et Antiquité ===

Les premières traces de fréquentation du site de Beauvais datent de avant notre ère. Camp fortifié par les Romains, Beauvais prend, au , le nom de Caesaromagus : le Marché de César.

Devenue Bellovacum, la ville gallo-romaine fut détruite à nouveau par les invasions barbares vers 275. Elle est reconstruite au et dotée de fortifications. Les remparts forment un rectangle de sur , qui protègent une superficie de . La ville est ouverte à l'est par la porte du Châtel et à l'ouest par la porte du Limaçon. Chaque angle est occupé par une imposante tour carrée dont une seule est encore visible de nos jours à proximité de la cathédrale, un dallage spécial a été posé pour signaler l'emplacement des remparts et des tours. Tous les , des tours saillantes renforçaient les murailles.

En 328, l’empereur Constantin , qui avait autorisé la pratique du christianisme, visite les vétérans de son armée dans le castrum de Bellovacis. C'est le début de la christianisation de la région, et la source du pouvoir des évêques de Beauvais.

=== Moyen Âge ===

Dès le début du Moyen Âge, l'autorité des évêques de Beauvais grandit en même temps que croît la nouvelle foi. L'évêché de Beauvais est considéré comme un poste d'autant plus prestigieux qu'il bénéficie de revenus considérables. Beauvais est à un carrefour de routes commerciales et, qui plus est, l'évêque cumule les pouvoirs religieux et politiques en tant qu'évêque-comte. Ce titre fait de lui le vrai maître de la cité car il fait partie des 12 pairs de France, personnes les plus importantes dans la hiérarchie médiévale, réunissant les six pairs ecclésiastiques (les deux autres évêques-comtes, les trois évêques-ducs) et les six pairs laïcs (trois ducs et trois comtes) des pairies de France, juste en dessous du roi.

La commune se crée très tôt, au . Elle devient prospère et acquiert progressivement des droits pour promouvoir son industrie. Pragmatique, elle prend régulièrement le parti du roi de France contre l'évêque et s'appuie sur le textile pour asseoir sa puissance financière. À cette époque, le drap de Beauvais est exporté jusqu'en Orient et les ateliers se multiplient. Faisant partie d'une « Ligue » de quinze « villes drapantes », Beauvais en est le troisième pôle par ordre d'importance. Les artisans travaillent toutes sortes de laine, y compris les plus fines, importées de Londres. Les corporations s'enrichissent de corps de métiers de plus en plus diversifiés : teinturiers, finisseurs, tondeurs, apprêteurs… Un groupe de 80 familles régente les ouvriers. La croissance économique de Beauvais est alors importante : c’est, dès cette époque, une ville riche proche de son âge d’or. Les maires de cette période sont la plupart du temps issus du cercle étroit de ces négociants. La hiérarchie est stricte et les querelles sociales soumises à l'autorité du roi qui se charge, s'il le faut, de contraindre l'évêque. De cette époque, date la Basse-Œuvre, qui, si elle est bien l'ancienne cathédrale carolingienne, n'est pas la première « cathédrale » construite à Beauvais. Grâce à des fouilles, on a pu dater son édification de la deuxième moitié du . La Basse-Œuvre comportait diverses annexes contemporaines de l'église. Des fresques devaient animer ses murs. On en a retrouvé divers fragments, dont une tête d'homme, d'une qualité remarquable. Rare témoin en France de l'architecture carolingienne encore conservé, l'édifice est construit suivant les techniques de l'époque, avec des remplois gallo-romains.

À la même époque, apparaissent les ordres mendiants dont les couvents s'élèvent à l'est de la ville, en plein quartier ouvrier. C'est vers cette époque que datent les maladreries Saint-Lazare et Saint-Antoine. Au départ dépourvus de biens, ces ordres s'enrichissent progressivement et jouent un rôle non négligeable dans la cité.

À l'essor économique que connaît Beauvais durant le et le début du , correspond une vie artistique intense. Les chantiers se multiplient. L'église Saint-Étienne, située près de la grand-place, est achevée aux alentours de 1220, et peu après, s'ouvre le chantier de la cathédrale gothique. En 1225, l'évêque-comte Milon de Nanteuil (par ailleurs protagoniste d'un conflit dur avec le roi Saint Louis à partir de 1232, dont le pouvoir épiscopal sortira affaibli) lance le projet de ce qui deviendra le monument emblématique de Beauvais : la cathédrale Saint-Pierre. Cette œuvre gigantesque doit surpasser en hauteur les cathédrales de toutes les villes voisines. Splendeur gothique, elle surpasse de ses tout ce qui avait été fait auparavant. Le chœur et le bas-côté oriental du transept sont achevés en 1272. En 1284, les parties hautes des travées droites du chœur s'effondrent. La reconstruction dure jusqu'au milieu du , mais les travaux s'arrêtent pendant la guerre de Cent Ans. Le transept, chef-d'œuvre de l'architecture flamboyante, est réalisé au par l'architecte Martin Chambiges sous l'impulsion du comte-évêque Louis de Villiers de L'Isle-Adam. Une immense flèche de plus de de hauteur est érigée par la suite à la croisée du transept, au lieu de construire une nef qui permettrait de consolider le monument. Mais, à peine terminée, la flèche s'écroule en 1573. La nef ne s'est jamais réalisée, faute de fonds. L'église mesure de longueur pour une hauteur de voûte extraordinaire de près de , les plus hautes de l'architecture gothique en Europe. Même inachevé, l'édifice reste un des hauts lieux du patrimoine religieux.

La cathédrale Saint-Pierre était renommée au Moyen Âge pour la riche bibliothèque du chapitre. La fondation en est attribuée par Antoine Loysel, d'abord à l'évêque Odon († 881), ensuite à Roger de Blois († 1022). On a conservé pour le la mention d'un legs de quatorze livres fait par un certain Roscelinus grammaticus (en dehors de traités de grammaire et de rhétorique, des œuvres de Virgile, Horace, Juvénal, Stace). Au , Chrétien de Troyes déclare au début de son Cligès qu'il en a trouvé l'histoire dans un livre de la bibliothèque de Beauvais. Dans son testament daté du 2 novembre 1217, l'évêque Philippe de Dreux lègue tous ses livres de droit et de théologie à la bibliothèque. La construction d'un nouveau local pour la bibliothèque fut décidée en 1404 et achevée en janvier 1417. On a conservé du un catalogue incomplet contenant 141 articles, mais un ancien cartulaire perdu, contenant une copie de ce catalogue et décrit au , signalait 186 volumes. Au , la bibliothèque reçut la visite de plusieurs érudits célèbres (Jean du Tillet, Jacques Amyot, Antoine Loysel), mais du désordre et de la négligence s'introduisirent dans la gestion, et les prêts non suivis de restitution se multiplièrent. En mars-avril 1664, Claude Joly, petit-fils d'Antoine Loysel, établit un catalogue sommaire de 147 articles. À la Révolution, aucun inventaire ne fut semble-t-il dressé. D'après Henri Omont, en 1916, une soixantaine de manuscrits seulement provenant de cette bibliothèque étaient repérés.

En 1472, Charles le Téméraire, fait, sans succès, le siège de Beauvais. La conduite de Jeanne Hachette pendant ce siège est restée célèbre. Le roi Louis XI accorde, par ses lettres patentes, les privilèges de la ville, notamment ceux des femmes et des filles. Pour le royaume de Louis XI, l'industrie de drapier de Beauvais restait très importante.

=== Ancien Régime === Au , sous les épiscopats d'Augustin Potier et de son neveu et successeur Nicolas Choart de Buzenval, Beauvais fut un foyer d'étude et de piété. Le premier légua à sa cathédrale une importante bibliothèque d'imprimés. Le second, assisté du chanoine Godefroy Hermant, fit de l'évêché et du séminaire de la ville un centre du jansénisme. L'historien Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, notamment, fut élève du séminaire et du chanoine Hermant.

En 1664, une manufacture royale de tapisserie fut installée à Beauvais, devenue alors une importante « ville drapante » du royaume. Plus de la moitié de ses habitants travaillent alors dans le textile. Ses productions sont célèbres dans toute l'Europe et d'autres artisans bénéficient de cette renommée. La Manufacture atteint son apogée sous la direction artistique de Jean-Baptiste Oudry, au . Bientôt, apparaît sur le marché « l'indienne », une cotonnade imprimée qui va rapidement fournir du travail à des centaines d'ouvriers sans toutefois détrôner le commerce de la laine.

=== Époque contemporaine ===

À la fin du , débute le déclin de cette ville si active. Beauvais reste fidèle au textile alors que s'accélère partout ailleurs la révolution industrielle. En se concentrant sur la laine, la brosserie, l'alimentation et la tabletterie, l'industrie locale passe à côté de marchés importants. Le chemin de fer s'implante ailleurs et ne s'arrête pas. Au début du Second Empire, Beauvais en est encore à l'ère de la diligence alors que le rail atteint Rouen, Le Havre, Lille, Saint-Quentin. Ce n'est qu'en 1876 que la ligne directe vers la capitale s'ouvre. Mais il s'agit également d'une période de mutations architecturales : la ville s'ouvre avec l'aménagement des boulevards à l'emplacement de l'ancien rempart médiéval. D'importants édifices publics sont élevés : l'hôtel-dieu, le lycée Félix-Faure, la gare. Au faubourg Saint-Jacques, les abattoirs sont construits et bénéficient d'une architecture industrielle soignée. Sur la place principale est inaugurée en 1851 par le prince Louis Napoléon Bonaparte, la statue de Jeanne Hachette. L'horloge astronomique (1865-1868) de la cathédrale cache sous son meuble romano-byzantin de de haut, un mécanisme très complet dû à Auguste Vérité.

Alors que le mouvement d'urbanisation se poursuit hors de l'ancien centre, un nouvel élément est introduit dans l'architecture : la céramique dont le Beauvaisis est producteur. La façade de la manufacture Gréber est un très bel exemple de cette production. Maisons de style anglais, villas d'imitation balnéaire, façades Art déco ponctuent notamment les boulevards Saint-André et l'avenue Victor-Hugo.

En 1900, Beauvais compte habitants, deux fois plus qu'en 1850. Mais les grandes fortunes et les grands patrons se font rares et la bourgeoisie locale domine la scène politique.

Durant la Première Guerre mondiale, Beauvais vit pendant quatre ans l'existence d'une ville de l'arrière, assez proche du front, une existence compliquée par les aléas d'un ravitaillement irrégulier.

En mars 1918, l'hôtel de ville devient le QG du général Foch, c'est là qu'il se voit confier le commandement suprême des armées alliées, par les gouvernements français, anglais et américain.

Vers la fin de la guerre, du mois d'avril au mois de juin, la ville est bombardée à huit reprises, ce qui occasionne la destruction de 80 maisons. Le jour de l'armistice, la ville déplore 719 morts au combat, et 13 civils tués pendant les bombardements.

Dans l'entre-deux-guerres, Beauvais continue de vivre de ses activités du passé, mais la crise économique précipite le déclin de la cité, et plus largement du Beauvaisis. Dès la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Beauvais retrouve le rôle de ville-hôpital qu'elle avait connu entre 1914 et 1918. Mais, début juin 1940, la ville est attaquée par la Luftwaffe, dont les bombes allument un gigantesque incendie. Les deux tiers de la ville sont en flammes, la moitié des maisons détruites. La ville martyre, qui a perdu presque tous les vestiges de son passé, s'enfonce dans la misère et les privations.

C'est durant cette période noire, en 1943, que quatre communes voisines furent rattachées à Beauvais : * Marissel, peuplée de au recensement de 1936 ; * Saint-Just-des-Marais, peuplée de en 1936 ; cette dernière avait porté, durant la Révolution le nom de La Chaussée-de-la-Montagne ; * une importante partie de Notre-Dame-du-Thil, soit environ des la peuplant en 1936 ; cette commune avait porté, durant la Révolution le nom de Duthil-la-Montagne.

=== Divisions administratives ===

Beauvais est la Préfecture du Oise depuis le , date de création du département (d'après la loi du 22 décembre 1789). Les services de la préfecture sont situés dans l'abbaye de Saint-Quentin depuis 1824. Dans un premier temps, les services se situaient dans le Palais épiscopal, qui sert de musée départemental de nos jours.

La ville appartient à la communauté d'agglomération du Beauvaisis.

Beauvais compte un Tribunal de grande instance, un tribunal de commerce et les archives départementales de l'Oise.

La commune fait partie de la première et deuxième circonscription de l'Oise, dont les députés sont respectivement, depuis 2002, Olivier Dassault (UMP) et Jean-François Mancel (UMP).

Beauvais est bureau centralisateur de deux cantons : * Le canton de Beauvais-1, habitants ; * Le canton de Beauvais-2, habitants.

=== Tendances politiques et résultats ===

Le conseil municipal de Beauvais est composé de quarante-cinq membres, dont la maire, Caroline Cayeux, et douze adjoints.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Beauvais :

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 20,72 %, suivi de Jacques Chirac avec 19,31 %, puis de Lionel Jospin avec 16,25 % et enfin Arlette Laguiller avec 7,22 %, puis François Bayrou avec 6,11 % et Jean-Pierre Chevènement avec 5,52 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 74,93 % pour Jacques Chirac contre 25,07 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 19,72 %, participation relativement similaire à la moyenne nationale (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) mais résultat beaucoup moins élevé pour Jacques Chirac.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du , les beauvaisiens ont voté contre la Constitution européenne, avec 60,78 % de Non contre 39,22 % de Oui avec un taux d'abstention de 34,13 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont légèrement inférieurs à la tendance départementale de l'Oise (Non à 62,38 % ; Oui à 37,62 %).

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 30,23 %, suivi par Ségolène Royal avec 27,45 %, François Bayrou avec 16,07 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,42 %, puis Olivier Besancenot avec 4,63 % et Arlette Laguiller avec 2,08 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 51,93 % (national : 53,06 %) contre 48,07 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %).

À l'élection présidentielle de 2012, François Hollande arrive largement en tête au premier tour avec 31,13 % des voix contre 24,39 % pour son adversaire Nicolas Sarkozy et 19,73 % pour sa poursuivante Marine Le Pen, suivie par Jean-Luc Mélenchon avec 11,53 %, François Bayrou avec 7,23 %, Eva Joly avec 1,87 %, Nicolas Dupont-Aignan avec 1,60 %, Philippe Poutou avec 1,30 %, Nathalie Arthaud avec 0,94 %, enfin, Jacques Cheminade avec 0,28 %. Au deuxième tour, François Hollande l'emporte logiquement avec 54,91 % contre 45,09 % pour Nicolas Sarkozy. Ces chiffres sont sensiblement supérieurs à la faveur de François Hollande dans cette commune par rapport au niveau national. Cela s'explique du fait que la commune est plus jeune que le reste du département, d'une part et historiquement ancrée à gauche d'autre part. (résultat national : François Hollande 51,64 %, Nicolas Sarkozy 48,36 %) .

=== Liste des maires de Beauvais ===

=== Politique de développement durable === La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008.

=== Finances locales ===

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Beauvais.

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Beauvais s'établit à en dépenses et en recettes se répartit en de charges ( par habitant) pour de produits ( par habitant), soit un solde de ( par habitant) :

* le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels pour une somme de (52 %), soit par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de à par habitant ; * la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux pour une valeur totale de (37 %), soit par habitant, ratio supérieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate ( par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de à par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Beauvais. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012 se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance : * des dépenses d'équipement pour (72 %), soit par habitant, ratio supérieur de 17 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate ( par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de par habitant en 2010 et un maximum de par habitant en 2013 ; * des remboursements d'emprunts pour (18 %), soit par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Beauvais se répartissent principalement en, l'annuité de la dette et sa capacité de désendettement : * l'encours de la dette pour une valeur de , soit par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de par habitant en 2011 et un maximum de par habitant en 2013 ; * l'annuité de la dette pour , soit par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de par habitant en 2012 et un maximum de par habitant en 2011. La capacité de désendettement est d'environ en 2013. Sur une période de , ce ratio présente un minimum d'environ en 2011 et un maximum d'environ en 2004.

=== Jumelages et partenariats === Les jumelages de la ville sont organisés par le Comité de Jumelage, une association loi de 1901. La municipalité de Beauvais a conclu trois jumelages avec : * : chef-lieu du Kent, les échanges sont artistiques, sportifs (tennis de table depuis 1973) et associatifs ; * , bien que des échanges aient déjà eu lieu dès 1961. Les échanges ont démarré entre anciens marins, le club sportif de la ville (BOUC) et les philatélistes. Se pratiquent également les échanges scolaires, culturels et sportifs ; * , réunissant des échanges sportifs et culturels. Au niveau scolaire, des établissements pratiquent de nombreux échanges via internet.

Il existe aussi des partenariats avec : * ; * .

== Population et société == === Démographie === ==== Évolution démographique ==== Beauvais comptait habitants pendant la Révolution. Il a fallu 150 ans pour que la population double une première fois puis un peu moins de vingt ans pour de nouveau augmenter de 100 %. Après avoir connu une forte augmentation depuis le milieu du , et plus particulièrement entre 1946 et 1975 où la population est passée de à habitants environ, le nombre d'habitants s'est stabilisé depuis 1975. Entre 1975 et 1999, la population a quasiment stagné, avec une croissance de habitants. Beauvais est la ville la plus peuplée du département, avec habitants en 2006.

==== Pyramide des âges ==== La pyramide des âges de Beauvais montre le léger vieillissement de la population de la commune entre 1990 et 1999 ainsi que la différence démographique vis-à-vis des moyennes départementales. La ville de Beauvais se caractérise par une présence plus importante des jeunes adultes au détriment des autres classes d'âge. La présence de l’institut polytechnique Lasalle Beauvais et des autres établissements supérieurs contribue à une présence plus importante des étudiants dans la population de Beauvais qu'au niveau du département.

Beauvais voit la part des enfants (moins de 15 ans) légèrement diminuer, avec une baisse de 2 à 3 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Néanmoins ces valeurs restent supérieures à la part des moins de quinze ans au niveau du département et de la région (21,9 % des hommes et 19,1 % des femmes à Beauvais contre respectivement 21,4 % et 20,0 % dans le département et 20,4 % et 18,8 % dans la région).

La part des personnes âgées a légèrement augmentée à Beauvais, tout comme au niveau régional. Pour la tranche des 60 à 74 ans, 9,7 % des hommes et 11,5 % des femmes à Beauvais, et pour les plus de 75 ans, 4,1 % des hommes et 7,5 % des femmes.


Voici ci-dessus, les pyramides des âges pour la commune de Beauvais et du département de l'Oise.

=== Manifestations culturelles et festivités === * Blues autour du Zinc * Festival du Film * Rencontres d'ensembles de violoncelles * Pianoscope * Fêtes Jeanne Hachette * Fête de l'Ane et des traditions Aux Marais * Spectacle La Cathédrale Infinie * Les Scènes de l'Eté * Malices et Merveilles * Beach Beauvais et Canada Beach * Les Photaumnales * Les Féeries de Noël

=== Médias === ==== Presse locale ==== La commune ne possède guère de média spécifiquement beauvaisien, à part L'Observateur de Beauvais, l'Argentinal et le magazine municipal Beauvais notre ville devenu Beauvaisis notre territoire. Désormais il parle aussi de l'agglo du Beauvaisis.

La presse locale est essentiellement écrite, Le Courrier picard et Le Parisien disposent d'une agence en ville. Les autres titres sont : Le Bonhomme picard, L'Observateur de Beauvais, Oise Hebdo, La Gazette Picardie, L'Oise agricole.

==== Radios locales ==== La ville est couverte par des antennes locales de radios : * 88.3 Contact FM : radio régionale couvrant le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie * 89.2 NRJ Beauvais : déclinaison locale d'NRJ pour Beauvais. * 89.7 FMC Radio programme Evasion : radio locale commerciale de l'Oise rachetée par le groupe HPI Groupe en 2014. Ses studios se trouvent dans la zone commerciale des Haies à Saint-Maximin, près de Creil. * 90.9 Chante France : radio musicale de Paris proposant exclusivement de la musique française. * 93.0 Radio Mercure : la radio associative de Beauvais qui a traversé quelques difficultés en 2012 et 2015. * 96.9 Voltage : radio musicale commerciale de Paris. * 100.7 Radio Notre-Dame / Fréquence protestante : radios religieuses parisiennes émettant en partage de fréquence. * 106.8 France Bleu Picardie : radio locale publique de la région Picardie. Elle est arrivée sur Beauvais en 2016 pour remplacer la radio associative Kabyle FM qui a subi la liquidation judiciaire de l'Association berbère beauvaisienne en 2013.

==== Télévision ==== La chaîne France 3 Picardie est disponible dans tout le département grâce au site de Saint-Just-en-Chaussée qui émet aussi les autres chaînes de la TNT ainsi que les radios publiques recevables dans tout l'Oise.

=== Enseignement === La ville de Beauvais relève de l'académie d'Amiens. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La ville compte 25 écoles maternelles, 31 écoles élémentaires, 7 collèges, 11 lycées. Voici ci-dessous la liste exhaustive des établissements scolaires de la ville :

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Beauvais jouit également de la présence d'une antenne de l'université de Picardie. L'antenne universitaire de Beauvais propose six licences dans le domaine des langues, des lettres et des sciences ainsi que plusieurs diplômes universitaires. Il faut aussi signaler la présence de deux écoles d'ingénieurs (Institut Polytechnique LaSalle Beauvais et Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie), d'un IUFM, d'un IUT, d'une école d'infirmières, et d'établissements préparant aux BTS. Deux mille étudiants fréquentent ses établissements.

=== Sports === En 2006, Beauvais a terminé première au challenge de la ville la plus sportive de France, organisé par le journal L’Équipe.

Les sports les plus représentés dans cette ville sont : * le basketball : BBCO ainsi que le BOUC ; * le football : AS Beauvais Oise (CFA), Beauvais CO (division d'honneur) ; * le volleyball : Beauvais OUC (pro A), vainqueur de la Coupe de France 2008 et finaliste en 2015, qualifié pour la Ligue des Champions 2008-2009 ; * le rugby à XV : Beauvais XV rugby club (Fédérale 2) * le handball : Beauvais OUC (Nationale 2 féminine) (Nationale 3 masculine) * le billard français ou carambole : ASBM Billard (Association Sportive Beauvais Marissel), ; * le roller-hockey : Salamandres de Beauvais. * tennis de table : TT Beauvais.

La ville dispose de plusieurs équipements sportifs, parmi lesquels : * le vélodrome George-Lebesgue (parc Marcel-Dassault) ; * l'Elispace : palais des sports et des spectacles ( places en configuration sport, en configuration spectacle/concert). Cette salle a été utilisée, notamment, pour tous les matchs de la Coupe du Président mondial de handball féminin de 2007. * l'Aquaspace : complexe aquatique avec piscine, fosse de plongée, espace balnéothérapie. * trois piscines : Aldebert-Bellier, Marcel-Dassault et Aquaspace.

=== Santé === Le centre hospitalier de Beauvais, de par sa taille et la variété de ses activités, est le deuxième centre hospitalier général de Picardie. Doté de 910 lits, il comporte les disciplines classiques de médecine, chirurgie et gynécologie-obstétrique. L'établissement a plusieurs spécialités : * Spécialités médicales : cardiologie, néphrologie, neurologie, hémato-oncologie, gastro-entérologie, pneumologie, pédiatrie, néonatologie ; * Spécialités chirurgicales : orthopédie, viscérale et faciale, urologie, maxillo-faciale et odontologie, ORL, ophtalmologie ; * Gynécologie obstétrique ; * Unité de convalescence et de réadaptation, unité Alzheimer, USLD (unité de soins longue durée), EHPAD ; * Dialyse.

Le personnel du centre hospitalier de Beauvais en 2006 est composé de employés dont 236 médecins.

Situé dans le quartier de Saint-Lucien, le centre hospitalier, comme tout établissement public de santé, est le siège d'un conseil d'administration présidé par le premier magistrat de la ville. Il est géré par une équipe de direction d'une dizaine de personnes.

L'hôpital sera agrandi en 2010 de , pour faire face à un accroissement d'activité dans les domaines de la radiothérapie, de l'hospitalisation ambulatoire et de court séjour.

La ville de Beauvais est le siège, outre du centre hospitalier, de nombreux autres établissements : la clinique du Parc Saint-Lazare et le Foyer départemental de l'Enfance.

=== Cultes === Beauvais compte sept églises catholiques, ainsi que trois temples protestants, une synagogue et trois mosquées.

== Économie == === Entreprises === Plusieurs grandes entreprises y ont leurs sièges sociaux. Beauvais est également une ville dont l'économie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la préfecture, la mairie, le centre hospitalier. Parmi les dix plus gros employeurs du département, deux sont localisés à Beauvais : le centre hospitalier et le conseil général de l'Oise. Les administrations publiques représentent 10,4 % de l'emploi.

Beauvais est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise qui gère le port de Creil et l'Aéroport de Paris Beauvais Tillé. L'aéroport de Beauvais Tillé est un facteur positif pour le développement économique du Beauvaisis. Il est devenu un des premiers aéroports régionaux en France, du fait de sa proximité avec Paris et d'une stratégie tournée vers les compagnies aériennes à prix bas. Le nombre d'emplois créés est estimé à 800 entre 2001 et 2005. Ce qui fait de l'aéroport le plus gros créateur d'emplois dans le Beauvaisis.

Le nombre total d'établissements est d'environ (au 31 décembre 2004), dont entreprises individuelles et le nombre total d'entreprises est d'environ . En 2004, 146 entreprises ont plus de 50 salariés. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2006 est de 422.

En 2004, les établissements industriels qui ont le plus d'employés se retrouvent principalement dans le secteur de la fabrication d'équipements automobile (Groupement international mécanique Agric), de la fabrication de matériel agricole, de la fabrication d'éponges (Spontex SNC), de l'industrie de la brosserie (La Brosse et Dupont), de la fabrication de glaces et sorbets, et de la fabrication d'appareils de réception, enregistrement ou reproduction du son et de l'image (A Novo). Une grande partie de ces établissements industriels sont sous contrôle étranger. Le groupe allemand Bosch y a également détenu un établissement fabricant des systèmes de freinage, mais celui-ci a fermé en 2010. Le groupe américain AGCO détient depuis 2013 un établissement de fabrication de matériel agricole, qui assemble les tracteurs Massey-Ferguson . Renault Agriculture et Agco ont formé une coentreprise, appelée Groupement International de Machinisme Agricole (Gima), dans le secteur des études, du développement et de la fabrication de transmission. Nestlé a un établissement de fabrication de glaces et de sorbets. Le groupe Tréfimétaux est également implantée à Beauvais, dans le domaine de la transformation du cuivre.

Le groupe chinois BYD construit à Beauvais une usine d'autobus électriques qui produira à la mi-2018.

=== Emploi === La commune de Beauvais comptait environ emplois (salarié + non salarié) en 1999, dont emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +8,0 %. Le nombre de demandeurs d'emploi au 31 décembre 2006 était de et le taux de chômage de 18,1 %. En 1999, le taux d'activité entre 25 et 49 ans s'établissait à 83,3 %.

Répartition de l'emploi {| class="wikitable" style="font-size:90%;width:90%;border:0px;text-align:center;line-height:120%;" ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" width="100" |   ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" | Tertiaire ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" | Industrie ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" | Construction ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" | Agriculture |- ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Beauvais | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 74,9 % | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 19,8 % | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 4,9 % | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 0,3 % |- ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Moyenne nationale | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 71,5 % | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 18,3 % | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 6,1 % | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 4,1 % |- | colspan="5" style="text-align:center;font-size:90%;" |Source des données : Insee |}

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois beauvaisiens avec 0,3 %, tout comme le secteur de la construction qui représente 4,9 % des emplois. Contrairement à ces deux secteurs dont la part est inférieur à la moyenne nationale, le secteur de l'industrie représente une part significative de la population active de Beauvais, 19,8 %, et est légèrement plus importante qu'au niveau national. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 74,9 %.

=== Revenus de la population et fiscalité === La fiscalité directe locale est située dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. En 2003, la taxe d'habitation était de 13,54 % pour la part communale, 1,83 % pour le syndicat de communes et 7,13 % pour la part départementale, et respectivement 28,88 %, 3,38 % et 12,47 % pour le foncier bâti, 57,62 %, 5,86 % et 31,00 % pour le foncier non bâti et 14,82 %, 2,07 % et 7,00 % pour la taxe professionnelle.

La ville est la de France de plus de habitants, et la deuxième du département de l'Oise derrière Compiègne et devant Creil, pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 274 foyers fiscaux déclarant un patrimoine moyen de en 2006. L'impôt moyen sur la fortune à Beauvais est de contre au niveau de la moyenne nationale.

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 360 €.

{| class="wikitable" style="font-size:90%;width:90%;border:0px;text-align:center;line-height:120%;" ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" width="100" |   ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Part d'allocataires du RMI pour 100 ménages ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Allocataires du RMI ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Personnes couvertes par le RMI ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |en % par rapport à la population totale 1999 |- ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Beauvais | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 9,0 | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | | style="background: #D1E8FF; color:#000000;" | 23,7 |- ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Oise | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 3,9 | style="background: #F5F5F5; color: black;" | | style="background: #F5F5F5; color: black;" | | style="background: #F5F5F5; color: black;" | |- ! style="background: #F5F5F5; color:#000000;" |Picardie | style="background: #F5F5F5; color: black;" | 4,4 | style="background: #F5F5F5; color: black;" | | style="background: #F5F5F5; color: black;" | | style="background: #F5F5F5; color: black;" | |- | colspan="7" style="text-align:center;font-size:90%;" |Source des données : |}

== Culture et patrimoine == La vie locale est animée de quelques évènements annuels. On peut citer le Festival du Blues autour du Zinc en mars. En mai se déroulent les Rencontres d'ensembles de violoncelles qui ont vu la création, par des violoncellistes de premier plan (Gary Hoffman, Yo-Yo Ma, János Starker, Ernst Reijseger), d'œuvres importantes commandées à des compositeurs contemporains d'envergure internationale (dont Kaija Saariaho). Le Festival a donné lieu à la création de la fondation de l'Octuor de violoncelles, dirigé par le violoncelliste Jacques Bernaert. En juin ont lieu les fêtes Jeanne Hachette et de juin à septembre se déroulent les Scènes d'été. De juillet à août se déroule Beach Beauvais. La "fête à carotte" à Voisinlieu a lieu le premier dimanche de septembre et Pianoscope en octobre. Et depuis l'été dernier, un festival de musiques actuelles a lieu à l'Elispace de Beauvais, le mix up festival. Le cinéma n'est pas en reste grâce au Festival international du film de Beauvais, né en 1991, qui a désormais lieu en octobre et qui a accueilli certaines des plus grandes vedettes du cinéma international (Charlton Heston, Tony Curtis, Tippy Hedren, Ray Harryhausen) et français (Jean-Jacques Annaud, Jean-Pierre Jeunet, Micheline Presle, Jean Carmé, Patrice Leconte, Claude Brasseur, Georges Lautner).

=== Patrimoine ===

Des repères fixés de point en point sur le pavage permettent un guidage des touristes découvrant les endroits les plus remarquables de la ville (et en particulier les quelques maisons du Moyen Âge qui demeurent encore après l'incendie de 1940).

Beauvais possède quatre fleurs depuis 2004, a gagné le Grand Prix National de Fleurissement de 2006, le prix Fleur d’Or en 2009 et représente la France au concours 2010 de l’Entente Florale Européenne avec Guyencourt-Saulcourt, organisés par l'association « Concours des villes et villages fleuris ». La ville possède également quatre arobases attribués par l'association Ville Internet, deux prix « Territoria », l'écolabel Pavillon Bleu d'Europe depuis 2005 pour le Plan d'eau du Canada, le trophée Éco Actions pour la catégorie « sensibilisation/éducation » de 2008 décerné par l'association « Les Éco Maires » et le label Tourisme et Handicap en 2010.

==== Monuments civils ====

La Maladrerie Saint-Lazare de Voisinlieu est l’ensemble hospitalier médiéval le mieux conservé du Nord de l'Europe occidentale avec ses bâtiments des et s.

Les collections du musée départemental de l'Oise sont abritées par l’ancien palais épiscopal, construit au en partie au-dessus des anciennes fortifications gallo-romaines.

Avant l'incendie de 1940, on pouvait voir autour de la place de l'hôtel de ville et de la cathédrale, de nombreuses maisons datant du au . En face de l'hôtel de ville de Beauvais, construit en 1752, se dresse depuis 1851 la statue de Jeanne Hachette.

Le monument aux morts est érigé en face de l' Hôtel-Dieu, où se trouvait l'hôpital jusque dans les années 1980.

La Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais a été construite sur les plans de l'architecte André Hermant en 1964 à proximité de la cathédrale. La Galerie longe au nord et à l'est les anciens remparts gallo-romains. Elle a été inaugurée en 1976 pour rendre à la ville de Beauvais sa tradition historique de haut lieu de la tapisserie après la destruction des bâtiments de la manufacture en juin 1940. Dans cette galerie sont présentées des expositions temporaires qui reflètent la richesse des collections de tapis, tapisseries et de meubles du Mobilier national.

La « maison Gréber » est une ancienne manufacture de grès artistique, décorée avec la propre production de l'artiste. De nombreuses maisons de Beauvais des années 1900 sont décorées d'éléments issus de cette manufacture.

Image:Beauvais rue d'Alsace (anciennes maisons) 3.jpg|Maisons anciennes dans la rue d'Alsace. Image:Jeanne Hachette Dubray 2007 06 17.jpg|Statue de Jeanne Hachette Image:Beauvais monument-aux-morts 1.jpg|Monument aux morts Image:Beauvais cathédrale et Galerie Nationale de la Tapisserie.jpg|La Galerie nationale de la tapisserie, à proximité immédiate de la cathédrale.

==== Monuments religieux ====

La cathédrale Saint-Pierre est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Elle présente la particularité de ne pas avoir de nef complète, et possède le chœur gothique le plus élevé du monde. À la suite d'un incendie dans la première cathédrale (devenue église paroissiale Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre) datant du , il fut décidé de bâtir en 1225 une nouvelle cathédrale. De la Basse-Œuvre (cathédrale primitive) ne reste qu'une partie de la nef accolée au transept de la cathédrale actuelle, la Haute-Œuvre. La construction de la cathédrale fut longue. Un effondrement d'une partie des voûtes du chœur de la cathédrale nécessita des travaux, achevés vers 1347. Puis la guerre de Cent Ans stoppa les travaux. La construction du transept ne débuta que 150 ans après la fin du chantier du chœur. Une flèche fut également construite, mais elle s'effondra rapidement. La reconstruction des voûtes du transept consomma les fonds réservés à la construction d'une nef, qui reste ainsi limitée à une unique travée. En 1840, la cathédrale est classée aux monuments historiques. À Beauvais, comme pour toutes les cathédrales, les travaux d'entretien ne cessent jamais. Dans les années 1960, l'architecte Jean-Pierre Paquet fit enlever les tirants métalliques fixés entre les arcs-boutants, pensant qu'ils n'étaient pas d'origine. C'était une grave erreur car la cathédrale se mit à osciller dangereusement. À la fin des années 1990, on les remit en place avant la catastrophe. Depuis les années 2000, l'architecte Poncelet a entrepris de nombreux et intéressants travaux : réfection de la toiture en plomb, fouilles dans la Basse-Œuvre et réouverture de l'entrée de la cathédrale par la Basse-Œuvre, pose d'une grande croix avec les clés de Saint-Pierre au faît du chœur, restauration de la salle Saint-Pierre au nord-ouest de la cathédrale, etc.

L'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais en Picardie est considérée comme un chef-d'œuvre du genre, construite par Auguste-Lucien Vérité au . Construite entre 1865 et 1868 à la demande de l'évêque de Beauvais Joseph-Armand Gignoux par Auguste-Lucien Vérité, célèbre maître horloger de Beauvais qui fut également à l'origine de l'horloge astronomique de Besançon. Sa décoration est inspirée de la Bible catholique. Sur la façade principale, comme sur les deux façades latérales, se trouvent des cadrans (52 en façade). Ils donnent la mesure du temps dans l'Univers ainsi que la représentation des principaux phénomènes astronomiques. En partie haute, 68 automates s'animent lors de la scène du Jugement Dernier. Quelques instants avant l'heure, le coq chante et bat des ailes. Quand l'heure sonne, le Christ, assis dans sa gloire, fait signe aux anges de jouer de la trompette. Bientôt le jugement a lieu, la Vertu est conduite au ciel par un ange, tandis que le Vice est poussé en enfer par un diable hideux.

L'église Saint-Étienne supporte, sur l'un des deux portails de son transept, une sculpture nommée « roue de la Fortune » représentant la vie de l'homme de sa naissance jusqu'à sa mort. À l'intérieur, on peut aussi contempler plusieurs curiosités. La première est l'ensemble de très beaux vitraux, dont l'arbre de Jessé, représentant l'arbre généalogique du Christ. Ce vitrail peint par Engrand Leprince est à dominance d'un bleu dont on a aujourd'hui oublié la formule. Il y a aussi une très curieuse statue de sainte Wilgeforte, vierge crucifiée par son père en raison de sa foi. Cet édifice a la particularité d'avoir une nef romane et un chœur gothique, reconstruit au .

Les derniers vestiges de l'ancienne abbaye Saint-Lucien, première abbaye de la ville et du département, fondée en 585, sont protégés au titre des monuments historiques : il reste un fragment de son ancienne enceinte, ainsi qu'une tour.

* L'église Notre-Dame de Marissel du et , représentée dans un tableau de Camille Corot (1866) au musée du Louvre. * La chapelle de Bracheux, vestige de l'ancienne église du village de Bracheux. * Les vestiges de la collégiale Saint-Barthélemy de Beauvais. * L'église de Notre-Dame-du-Thil. * L'église Saint-Jacques date de la fin du . * La chapelle Saint-Joseph, du . * L’église de Saint Just-des-Marais. * L'église Saint-Jean-Baptiste. * L'église Saint-Jean-Marie Vianney.

=== Équipements culturels === * Médiathèques : En 1817, la municipalité ouvre sa première bibliothèque municipale. Dans l'intervalle, des médiathèques de proximité (St-Jean, Argentine, St-Lucien) ainsi qu'un point-lecture (St-Just-des-Marais) sont venus compléter l'offre de la médiathèque du centre-ville. Jugées équipements d'intérêt communautaire, les médiathèques de Beauvais sont transférées en 2005 à la Communauté d'Agglomération du Beauvaisis. En 2011, la médiathèque de Milly-sur-Thérain a été à son tour transférée au réseau des médiathèques du Beauvaisis. En plus d'offrir tous les services d'une médiathèque moderne (prêts et consultations de livres, CD, DVD, consultation Internet, animations culturelles...), les médiathèques possèdent un fonds de livres anciens dont quelques-uns sont particulièrement précieux (l'Epitre d'Othéa de Christine de Pisan, le Livre d'heures, datant du tous les deux). À noter également la collection des Bucquet-aux-Cousteaux (somme de documents administratifs et notariaux sur le Beauvaisis compilée au par des érudits) entièrement numérisée en 2004 par la BNF et accessible en ligne.

* Centre des Arts du Cirque et de la Rue "La Batoude"

* Musée départemental de l'Oise * Galerie nationale de la Tapisserie * Musée du dirigeable R101

* Théâtre Du Beauvaisis

* Cinespace * Cinéma Agnès Varda (ASCA)

* Elispace: 4400 places, situé à la sortie de la ville près de l'aéroport. * Ouvre Boite (ASCA): 600 places, situé dans le quartier Argentine au pied de la tour la plus haute de Beauvais (le château d'eau).

=== Personnalités liées à la commune === * Corréus ou Corréos chef des Bellovaques, à la tête d'une coalition constituée d'Ambiens, d'Atrébates, d'Auleurques, de Calètes et de Véliocasses en 51 contre Jules César ; * Lucien de Beauvais, saint catholique romain qui vécut au , évêque de Beauvais ; * Hélinand de Froidmont (v.1160-1230), écrivain ecclésiastique et poète (« à Beauvais, il fut parfois honoré comme un saint »…) ; * Vincent de Beauvais (v.1190-v.1267), moine dominicain français, auteur du Speculum naturale, encyclopédie constituant un panorama des connaissances du Moyen Âge ; * Philippe de Beaumanoir (1250-1296), auteur des Coutumes de Beauvoisis et fils de Philippe de Remi (sans accent) ou Philippe de Rémi sire de Beaumanoir - une rue porte son nom ; * Pierre Cauchon (1371-1442), évêque de Beauvais, accusateur de Jeanne d'Arc ; * Guillaume de Hellande, évêque de Beauvais, mort en 1462 à Gerberoy, inhumé dans le cœur de la cathédrale ; * Jehan Regnier (1392-1468), poète emprisonné à Beauvais ayant écrit Fortunes et adversités pendant son incarcération ; * Jeanne Lainé, dite Jeanne Hachette (1454-?), héroïne de Beauvais ; * Martin Chambiges (v. 1460-1532), architecte parisien, auteur du transept et de ses façades ; cathédrale Saint-Pierre ; * Philippe de Villiers de L'Isle-Adam (1464-1534), grand maître de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem ; * Antoine Caron (1521-1599), peintre, une des personnalités majeures du maniérisme français ; * Antoine Loysel (1536-1617), jurisconsulte français, auteur des Institutes coutumières ; * François-Eustache Du Caurroy dit Eustache Du Caurroy, (1549-1609), compositeur français né près de Beauvais (le Conservatoire de musique de Beauvais a pris son nom en 2008) ; * Quentin Varin (vers 1570-1634), peintre né à Beauvais. * Gui Patin (1601-1672), étudiant à Beauvais, médecin et homme de lettres ; * Nicolas Choart de Buzenval (1611-1679), humaniste ; * Catherine Bellier (1614-1689), baronne de Beauvais, premier amour de Louis XIV (Cateau la borgnesse) ; * Jean-Marie Ricard (1622-1678), jurisconsulte français ; * Jean Racine (1639-1699), étudiant à Beauvais, dramaturge ; * Jean-Baptiste Dubos dit l'abbé Dubos (1670-1742), homme d'église, diplomate et historien ; * Nicolas Lenglet Du Fresnoy (1674-1755), érudit français ; * Jean-Baptiste Oudry (1686-1755, l'un des peintres animaliers les plus célèbres au monde mort à Beauvais qui fut chargé par Louis Fagon de rétablir la manufacture de Beauvais tombée alors en décadence ; * Pierre Restaut (1696-1764), grammairien français ; * François Nicolas Pascal de Kerenveyer (1729-1794), général des armées de la République, né à Roscoff, décédé à Beauvais. * Claude Henri Belgrand de Vaubois (1748-1839), général des armées de la République, né à Longchamp-lès-Clervaux (Aube), décédé à Beauvais. * François Watrin (1772-1802), général d'Empire ; * Louis Graves (1791-1857), fonctionnaire de préfecture à Beauvais de 1817 à 1842, auteur des trente-quatre Précis statistiques sur les cantons de l'Oise et de plusieurs autres ouvrages historiques et de botanique sur le département de l'Oise ; * Jean-Baptiste Marie Baillière (1797-1885), éditeur français ; * Fanny Dénoix des Vergnes (1798-1879), poétesse née à Luchy, morte à Beauvais, surnommée la muse de l'Oise ; * Félix Faure (1841-1899) président de la République, qui a étudié au collège de Beauvais qui se trouvait rue Jean Racine. Un lycée de Beauvais porte aujourd'hui son nom ; * Henri-Léon Gréber (1854-1941), sculpteur né à Beauvais nommé Chevalier de la Légion d'honneur le 2 janvier 1904 ; * Auguste Delaherche, né à Beauvais en 1857, mort à Paris en 1940, céramiste de l'Art Nouveau ; * George Auriol (1863-1938), poète, chansonnier, peintre, graphiste et créateur de caractères typographiques dont Hector Guimard s'inspira pour le lettrage des stations du métro parisien né à Beauvais ; * Philéas Lebesgue (1869-1958), écrivain, poète, essayiste, traducteur, auteur d'articles sur le Portugal en 1911 dans La République de l'Oise à Beauvais, puis éditorialiste de 1919 à mai 1941 (une vingtaine d'éditoriaux par an) et de septembre 1944 à 1950 dans L'Oise libérée, nouveau titre qui lui a succédé. Son buste, érigé à l'initiative de la Société des Amis de Philéas Lebesgue en 1969, est visible boulevard du Général de Gaulle à Beauvais ; * Félix Dévé (1872-1951), médecin, né à Beauvais ; * Henri-Léon Lebesgue (1875-1941), mathématicien né à Beauvais ; * Hubert Amyot d'Inville (1909-1944), Français libre ; * André Boulloche (1915-1978), résistant et homme politique, élève au lycée de Beauvais ; * Pierre Goubert (1915-2012), historien, auteur de la thèse Beauvais et le Beauvaisis de 1660 à 1730, publiée en 1960 à Paris par SEVPEN, reprise et éditée pour l'essentiel sous le titre Cent mille provinciaux au , Paris, Flammarion, 1968, 439 p. * Hubert de Givenchy (1927-2018), couturier ; * Guy Grosso (1933-2001), acteur ; * Jean-Claude Decaux (1937-2016), l'inventeur des abribus et des vespasiennes à pièces ; * Jean-Claude Annoux, (1939-2004), né à Beauvais Jean-Claude Bournizien, auteur-compositeur-interprète ; * François Beauvy (1944-), écrivain, docteur ès lettres de l'Université de Paris X - Nanterre , "prix du Beauvaisien de l'année" en 1992 pour son Dictionnaire picard des parlers et traditions du Beauvaisis ; * Jean-François Mancel (1948-), administrateur civil de la fonction publique et homme politique, né à Beauvais ; * Alain Marc (1959-), poète et écrivain ; * Renaud Dély (1969-), journaliste de presse écrite, radio et télé, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur-l'Obs de 2011 à 2016, puis directeur de la rédaction de Marianne depuis juin 2016 ; * Sébastien Perez (1975-), écrivain jeunesse ; * Max Monnehay (1981-), romancière née à Beauvais ayant obtenu le Prix du premier roman ;

==== Sportifs ==== * Marcel Communeau (1885-1971), joueur de Rugby à XV et international français * Eddy Seigneur (1969-), coureur cycliste, né à Beauvais, a remporté la dernière étape du Tour de France 1994 ; * Arnaud Coyot (1980-2013), coureur cycliste né à Beauvais ; * Guillaume Levarlet (1985-), coureur cycliste né à Beauvais ; * Mustapha Yatabaré (1986), footballeur né à Beauvais ; * Arnaud Démare (1991-), coureur cycliste né à Beauvais, champion de France sur route 2014 et 2017 ; * Annabelle Dreville (1991-), coureuse cycliste née à Beauvais ; * Clément Lenglet (1995-), footballeur, né à Beauvais (Séville FC) ;

== Voir aussi == === Bibliographie === * * Charles Fauqueux et M. et A. Launay, Essai d'histoire régionale. - Département de l'Oise et pays qui l'ont formé, Beauvais, Ed. Prévôt, 1925, 410 p. Réédité en 1976 avec additif de M.-R. et R. Dufour-Launay, Beauvais, Imprimerie centrale administrative. * Charles Fauqueux, Beauvais, son histoire de 1789 à l'Après-Guerre 1939-1945, Beauvais, Imprimerie centrale administrative, 1965, 229 p. * Pierre Goubert, Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, Éd. École des hautes études en sciences sociales, 1998 (réédition), 774 p. . Plusieurs rééditions "condensées" ont été faites sous le titre Cent mille provinciaux au , notamment aux Ed. Flammarion, 1968, 439 p. * Philippe Bonnet-Laborderie et Emile Rousset, La cathédrale de Beauvais, Beauvais, Ed. GEMOB, 1978. * Jean Ganiage, Beauvais au , t. 2, Éd. CNRS, 1999, 352 p. * Martine Plouvier (Sous la direction de), textes de J. Förstel, A. Magnien, F. Meunier, S. Murray et J.-F. Reynaud, La Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais - Architecture, mobilier et trésor, Amiens, Ass. pour la généralisation de l'Inventaire régional en Picardie, 2000, 152 p.

=== Articles connexes ===

=== Liens externes ===

* [http://www.beauvais.fr Site de la mairie] * [http://www.beauvaistourisme.fr/ Office de tourisme de Beauvais]

== Notes et références == === Notes ===

=== Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes ===

=== Références ===

Catégorie:Commune de l'Oise Catégorie:Ville décorée de la Légion d'honneur Catégorie:Ville décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Ancien chef-lieu de district Catégorie:Ancien chef-lieu de bailliage Catégorie:Ville Internet Catégorie:Unité urbaine de Beauvais Catégorie:Aire urbaine de Beauvais Catégorie:Commune traversée par l'avenue verte

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