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Fougères

Fougères

définition : Fougères

Fougères est une commune française sous-préfecture d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Fougères compte , faisant d'elle la troisième commune d'Ille-et-Vilaine après Saint-Malo ( habitants) et Rennes, la capitale bretonne ( habitants), elle devance Vitré ( habitants) et Bruz ( habitants)

Elle est également au cœur de la communauté d'agglomération Fougères agglomération () et du Pays de Fougères regroupant près de .

Cette ville comporte de nombreux sites populaires tels que le château de Fougères, le beffroi et bien d'autres...

Ses habitants s'appellent les Fougerais.

== Toponymie == Fougères est une ville située à la limite de la Bretagne, du Maine et de la Normandie et tire son nom de la plante, ou de « fous » qui signifie « fossé » (en Bretagne et en Normandie, un fossé est une terrasse de terre formée des excavations faites de chaque côté de la banquette, et servant de séparation entre deux propriétés).

La ville de Fougères est citée dans le refrain de la chanson La Blanche Hermine, de Gilles Servat. L'auteur l'utilise comme un symbole de la résistance bretonne où elle est accolée à la ville de Clisson en Loire-Atlantique.

Fougères est historiquement, depuis l'arrivée du latin en Armorique, en territoire de pratique du gallo dans laquelle elle se nomme Foujerr. Son nom en breton est ''''. Des panneaux d'entrée d'agglomération y sont installés depuis plusieurs années. L'un des deux bagadoù de la ville reprend ce nom : Bagad Bro Felger et l'école Diwan ouverte en 2013 s'appelle également Skol Diwan bro Felger.

[[Fichier:Fougères panorama.jpg|thumb|upright=3|center|Château fort de Fougères vu de la place Raoul-II.]]

== Histoire == === Préhistoire === La présence de nombreux monuments mégalithiques en particulier en forêt de Fougères laisse à penser que la région était déjà habitée au Néolithique ( à 2000 ans av. J.-C.).

=== Moyen Âge === [[Fichier:Fougères Les murailles de la ville.jpg|vignette|gauche|Fougères : les murailles de la ville (lithographie d'Albert Robida, vers 1900).]] La création de Fougères remonte au Moyen Âge. On retrouve la première mention du château de Fougères vers la fin du . C'était à l'époque une simple fortification en bois située sur une crête rocheuse, dont la position dominait avantageusement la vallée du Nançon et les marais environnants. Fougères se trouvait au croisement de deux voies romaines, l'une allant de Chartres à Carhaix et l'autre d'Avranches à Nantes. À partir du , la population s'éloigne de la rive du Nançon et la ville se développe plus en hauteur, partagée en deux paroisses : Saint-Sulpice pour la ville basse et Saint-Léonard pour la ville haute. Dès le Moyen Âge, l'activité artisanale se développe autour de la tannerie, des tisserands et des drapiers dans la ville basse.

Bâtie au par les seigneurs de Fougères, la première fortification, défendue par Raoul II (1130-1194), est prise par Henri II Plantagenêt en 1166 et détruite. Raoul II, obstiné, la fera reconstruire en plus imposante, et elle deviendra une place forte défendant les frontières de la Bretagne, du mont Saint-Michel à Nantes. Cependant, la position géographique et les intérêts des seigneurs de Fougères les font souvent pencher en faveur du royaume de France. Quand Raoul III offre sa possession à saint Louis, le prince breton Pierre Mauclerc s'empare de la ville en 1231, qui sera ensuite reprise par le roi. La fille de Raoul III, Jeanne de Fougères, mariée à Hugues XII de Lusignan, entreprendra de nouveaux travaux de fortification et embellira la ville. La fin du est une période de paix et de prospérité pour Fougères.

En 1307, Philippe le Bel rachète le domaine mais le royaume de France ne s'y intéresse guère et ne l'entretient pas. Après divers combats et retournements d'alliances, Bertrand Du Guesclin y pénètre en 1373, mais la situation ne s'améliore pas. Livrée à elle-même et victime du pillage, la population de Fougères demande assistance au duché de Bretagne. Elle rentre dans son giron en 1428, vendue par Jean II d'Alençon. Mais en 1449, un dénommé François de Surienne, un mercenaire aragonais au service des Anglais, s'en empare et la met à sac, et ce, dans le but de forcer la Bretagne à s'allier à l'Angleterre. Il y a de nombreux massacres, ce qui provoque la réaction de François de Bretagne, bien décidé à se débarrasser des Anglais. Le duc de Bretagne s'allie à Charles VII de France, attaque le sud de la Normandie et met le siège devant Fougères. Surienne et ses hommes parviennent toutefois à résister et se rendent sous condition de pouvoir repartir libres. Cet épisode annonce la bataille de Formigny. Finalement La Trémoille, général français, s'empare de Fougères en 1488, lors de la guerre folle.

=== Temps modernes ===

Thomas II de Guémadeuc, gouverneur de Fougères, fut craint pour son despotisme. Il fit assassiner en 1615 le baron Jacques II de Névet en raison d'une querelle de préséance lors d'une réunion des États de Bretagne. Le duc de Brissac, lieutenant général du Roi en Bretagne, fit assiéger le château de Fougères afin de s'emparer de lui ; envoyé à Paris, il fut condamné à avoir la tête tranchée en Place de Grève et « icelle portée en la ville de Fougères, plantée au bout d'une pique et fichée sur le principal portail du château ».

Au , la ville perd son rôle défensif. L'artisanat continue à se développer, notamment le travail de l'étain (rue de la Pinterie). Pendant les guerres de Religion, la ville reste catholique alors que Vitré est touchée par les affrontements avec les huguenots.

Fougères connut des épidémies de « fièvre maligne » (peste ? choléra ? dysenterie ? typhus ?) en 1562, 1581, 1632.

Jusqu'en 1775, Fougères ne fera plus guère parler d'elle. Le marquis de La Rouërie, un jeune homme exalté, part alors aux États-Unis pour lutter auprès des insurgés américains. De retour en France, après avoir été emprisonné pendant un mois pour avoir mené la conjuration bretonne, il est accueilli en héros au pays natal.

=== Révolution française ===

[[Fichier:Bataille Chouans.jpeg|upright=1.3|vignette|gauche|Le bataillon carré - Affaire de Fougères, 1793, huile sur toile de Julien Le Blant, 1880. Université Brigham Young University de Provo, Utah.]]

Lors de la Révolution, la province de Bretagne disparaît et ses privilèges avec. Les premiers changements apportés sont bien accueillis. Mais la population se divise ensuite, la constitution civile du clergé des prêtres, la levée en masse déclenchent une rébellion, la chouannerie. « Les districts de Vitré, Fougères et La Guerche restent en grande partie gangrenés, (...) la chouannerie est la maladie (...) du pays, et quoiqu'il n'y ait pas de grands rassemblements, (...) là ù il y a un homme, il y a un Chouan de fait ou d'intention. Les patriotes y sont dans une excessive minorité » écrivent les représentants en mission Dubois-Crancé, Alquier et René François-Primaudière.

En 1793, lors de la levée en masse, 767 hommes devaient être enrôlés dans le district de Fougères par tirage au sort. En réaction, des attroupements de paysans armés de fusils, de pistolets et de sabres se forment spontanément dès le . Les campagnes se soulèvent et bientôt les troubles dégénèrent en émeutes. La même année, pendant la virée de Galerne, les chouans et les Vendéens s'emparent de la ville le qui est reprise le par les républicains. Pendant huit ans, la ville et sa région passent de main en main, avec au passage de nombreux massacres et pillages. Le chef des chouans des environs de Fougères était le jeune général Aimé du Boisguy.

L'organisation des fêtes révolutionnaires témoigne cependant du maintien d’un sentiment favorable au nouveau régime : * les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la reprise de Toulon aux Anglo-royalistes ; * la fête du 26 messidor (14 juillet), instituée en 1794, est célébrée à Fougères ; * les autres fêtes républicaines sont très suivies, comme l’anniversaire de la République jusqu’à l’an VIII (22 septembre, ), la fête de la Jeunesse (le 10 germinal, soit le 30 mars), la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le département (le 10 prairial) ou celle de l’Agriculture, le 10 messidor.

==== Les "chaussonniers" ====

Pendant longtemps, la forêt de Fougères a été le siège d'une activité intense de sabotiers. Pendant la première moitié du se développe à Fougères l'industrie du chausson tressé (raison pour laquelle les ouvriers de la chaussure furent par la suite appelés localement "chaussonniers") ; cette activité fut touchée par la crise à partir de 1850, les chaussons étant désormais fabriqués en tissu). Fougères se reconvertit alors dans l'industrie de la chaussure : ouvriers en 1874, en 1880, en 1884, en 1890 ; le nombre d'usines passa de 13 à 27 pendant cette période, la plus importante étant l'usine Cordier, dont les patrons étaient réputés être durs et intransigeants à l'égard de leurs ouvriers. En 1913, 38 "fabriques" de chaussures existaient à Fougères.

=== Le ===

==== La vie industrielle au début du ==== [[Fichier:La porte Saint-Sulpice.jpg|vignette|gauche|Fougères : la Porte Saint-Sulpice (lithographie d'Albert Robida, vers 1900).]] L'industrie remplace peu à peu l'artisanat et Fougères voit l'implantation de manufactures de chaussures. À l'hiver 1906-1907 éclate une grande grève d'ouvriers dans les usines de chaussures fougeraises. La grève dure plusieurs mois, touchant 32 usines. En réaction, les patrons organisent un lock-out qui laissa sans travail des milliers d'ouvriers, ce qui provoqua une grande misère dans la région. La solidarité est très forte dans la ville (soupes « communistes » pour nourrir les familles de grévistes sans revenus) mais aussi au-delà : des enfants sont accueillis dans des familles rennaises et parisiennes le temps du conflit. Jean Jaurès vient à Fougères pour soutenir le mouvement.

[[Fichier:general lariboisiere.jpg|vignette|250px|Statue du général Jean Ambroise Baston de Lariboisière.]]

La verrerie existe aussi dans la région fougeraise depuis l’arrivée de maîtres verriers italiens aux . L’installation de cette industrie dans le Pays de Fougères s’explique par la présence de facteurs indispensables : un terrain sablonneux (le sable étant le composant principal du verre), une forêt (puisque la fusion du sable s’obtenait à haute température) et enfin de la fougère (plante riche en soude). Ainsi, il existait déjà une verrerie aux portes de la ville (à Laignelet) qui prospérait au . Mais, à la suite des revendications sociales de 1921, le syndicalisme religieux se mobilise, l’abbé Bridel très social, fonde une nouvelle verrerie à Fougères, la Cristallerie fougeraise, ainsi qu'une cité ouvrière pour loger le personnel, construites par l'architecte Hyacinthe Perrin, dès 1922.

==== La Première Guerre mondiale ====

Le monument aux morts de Fougères porte les noms de 640 soldats originaires de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Le carré militaire porte les noms de 148 autres soldats morts à Fougères, mais non originaires de cette ville, car Fougères a accueilli dans son hôpital pendant la Première Guerre mondiale de nombreux blessés de guerre.

==== L'Entre-deux-guerres ====

L'abbé Louis Bridel, vicaire à l'Église Saint-Léonard de Fougères à partir de 1909, fut un militant syndicaliste chrétien et fonda à Fougères plusieurs coopératives : de consommation en 1919, l' Étoile fougeraise de production, comme la Cristallerie fougeraise (à la suite d'une grève en 1921 dans une verrerie locale), d'habitation en 1922 (Le foyer fougerais), d'ameublement et menuiserie en 1924 (Le Genêt d'or) et une coopérative de chaussures en 1928 (l'Abeille), en blessa deux fois plus, et détruisit la plupart des équipements publics et industriels. Sous les bombes, l'ancienne usine Cordier, la sous-préfecture, l’Œuvre Saint-Joseph, la gare, le lycée, etc. furent atteints autant que les logements ouvriers.

==== L'après Seconde Guerre mondiale ====

Treize soldats originaires de Fougères sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et sept pendant la Guerre d'Algérie.

Fougères bénéficie du label Tourisme et handicap depuis juillet 2011.

=== Le château ===

[[Fichier:Fougeres ch teau1.jpg|vignette|right|upright=1.2|Vue générale du château.]] Le château de Fougères est occupe une superficie de deux hectares. Il est constitué de trois enceintes en bon état de conservation. Si le logis seigneurial est en ruine, les treize tours sont encore debout. Certaines sont visitables, comme la tour du Hallay, la tour de la Haye (), la tour Raoul (), ou la tour Mélusine. À l'entrée, on trouve un triple moulin à eau. L'accès à la courtine ouest permet d'observer la ville haute ().

Le château, ainsi que ses abords, a été classé monument historique par liste de 1862, par arrêté du 4 juillet 1928 et par arrêté du 26 février 1953.

Un timbre postal représentant le château a été émis le 18 janvier 1960.

=== Le beffroi === [[Fichier:Fougères beffroi.jpg|thumb|right|100px|Le beffroi.]]

C'est le premier à être construit en Bretagne, en 1397. Il symbolise le dynamisme d'une société artisanale civile en quête d'indépendance. Son architecture s'inspire des modèles flamands que les drapiers de Fougères ont découverts lors de leurs voyages en Flandres. Sur la cloche est gravée l'inscription : .

Le beffroi a été classé monument historique par arrêté du septembre 1922.

=== La porte Notre-Dame === [[Fichier:Fougères porte Notre-Dame.jpg|thumb|left|250px|Porte Notre-Dame à l'ouest de la ville.]]

Cette porte du avec un double pont-levis présente de nombreuses défenses dont des douves, des meurtrières, des mâchicoulis, etc., et une Vierge protectrice tournée vers l'extérieur. C'est la seule porte fortifiée de la ville qui subsiste encore.

La porte Notre-Dame a été inscrite monument historique par arrêté du 9 décembre 1946 avec les remparts sud et ouest de la ville.

L'église de Bonabry L'église de Bonabry est du au travail de l'architecte Mellet de Rennes. Les travaux commencèrent le 3 juin 1891 et s'achevèrent par une bénédiction de l'Archevêque de Rennes, Gonindard le 13 juin 1893. De style néo-romano-byzantin, la façade de l'église est inspirée de Notre-Dame-La-Grande de Poitiers. Le chœur a été reconstruit après les bombardements de 1944. Ses chapiteaux ont été exécutés en 1962 par Eugène Aulnette, sculpteur au Sel de Bretagne.

=== L'église Saint-Sulpice ===

L’église Saint-Sulpice a été classée monument historique par arrêté du 26 septembre 1910. S'y trouvent deux remarquables retables médiévaux en granit monumental, avec des décors sculptés : le retable des Tanneurs et le retable de Notre-Dame-des-Marais.

=== L'église Saint-Léonard ===

L’église a été inscrite monument historique par arrêté du 15 mars 1949. Située tout en haut de la ville haute, elle offre un panorama sur l'agglomération.

Fichier:Eglise Saint Léonard à Fougères (35).jpg|Église Saint-Léonard à Fougères. Fichier:Fougères (35) Église Saint-Léonard Flanc nord.jpg|Église Saint-Léonard, flanc nord. Fichier:Bretagne Ille Fougeres10 tango7174.jpg|Vitraux de l'église Saint-Léonard de François Lorin, 1959.

=== Patrimoine religieux et civil === Fichier:Fougères - Hôtel de ville façade.jpg|Façade de l’hôtel de ville. Fichier:Fougères - Musée de la Villéon02.jpg|Le musée Emmanuel-de-la-Villéon. Fichier:Couvent des Clarisses Urbanistes de Fougères 07.jpg|Le couvent des Clarisses Urbanistes. Fichier:Hôtel La Belinaye.jpg|Hôtel de la Belinaye. Fichier:Fougères_-_théâtre_façade.jpg|Façade du théâtre municipal.

* L’hôtel de ville a été construit au . Il a été inscrit par arrêté du 14 octobre 1926. * Le musée Emmanuel-de-la-Villéon ; maison à porche construite au située à proximité de l’église Saint-Léonard. Elle a été inscrite par arrêté du 13 mai 1929 * L’ancien couvent des clarisses urbanistes, construit en 1680 et détruit en partie par un incendie en 1794, héberge désormais un centre culturel après avoir été utilisé comme prison puis comme caserne. Il a été inscrit par arrêté du 15 juillet 1965. * L’hôtel de la Belinaye, édifié en 1740, est la maison natale du marquis Armand Tuffin de La Rouërie. Il accueille désormais le tribunal de la ville. Sa façade sur jardin a été inscrite par arrêté du 3 février 1928. * Le théâtre municipal Victor-Hugo, , construit en 1888 par Jean-Marie Laloy, a été inscrit par arrêté du juin 1988 ; sa façade a été classée par arrêté du mars 1990. * La tour du Papegaud, lieu où se dénoue l'intrigue du roman Les Chouans de Balzac.

[[Fichier:Couvent des Clarisses Urbanistes de Fougères 05.jpg|thumb|upright=3.2|center|Couvent des clarisses urbanistes de Fougères]] * Abbaye Saint-Pierre de Rillé. C'était à l'origine une collégiale de chanoines réguliers augustiniens. Elle fut fondée en 1143 et devint au l'abbaye Sainte-Geneviève. Elle fut reconstruite une première fois entre 1724 et 1750, et de nouveau au . De l'ancien édifice, visible dans sa totalité sur le plan de 1756, il ne reste plus que la tour d'escalier coiffée d'un toit à l'impérial. * La cristallerie construite en 1922, par l'architecte Hyacinthe Perrin, restaurée, abrite aujourd'hui des bâtiments administratifs. * Église Notre-Dame-de-Bonabry de Fougères. * Hôtel de Saint-Brice * Hôtel Gefflot de Marigny

== Géographie == === Géologie === Fougères est située dans la chaîne cadomienne. Les bâtiments les plus anciens utilisent la pierre immédiatement disponible : la cornéenne. Difficile à tailler et d'aspect très divers, elle est très solide. Plus tard est venue l'utilisation du granite de Louvigné, plus homogène. La plupart des bâtiments de la ville sont construits avec ces matériaux locaux. Il a fallu attendre l'arrivée du chemin de fer pour importer d'autres pierres (fin ). En stratégie militaire, on remarquera que le château n'est pas sur la hauteur mais sur un gisement de cornéennes, ce qui empêche les risques d'attaques par minage et souterrains.

=== Communes limitrophes ===

=== Localisation === Fougères est situé à : * de Paris * de Rennes * du Mont-Saint-Michel * de Saint-Malo * de Brest * de Nantes * de Caen * d'Angers * de Laval * d'Avranches * d'Alençon

== Politique et administration == === Tendances politiques et résultats ===

=== Liste des maires ===

=== Politique de développement durable === La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2005.

=== Jumelages === * . * . Ces deux villes sont également jumelées entre elles depuis 1964.

* . * (coopération décentralisée).

==== Cartes des jumelages ====

Bad Munstereifel.JPG|Bad Munstereifel Ashford High Street and fountain - geograph.org.uk - 434967.jpg|Ashford Eglise somoto.jpg|Église de Somoto

== Démographie == Fougères est une ville industrielle et son évolution démographique typique le montre très bien. Dans les années 1850, la ville bretonne « s'oriente dans la fabrication de chaussures en cuir pour résoudre une crise dans l'industrie du chausson ». Le succès est au rendez-vous (usine Cordier par exemple) et Fougères voit sa population augmenter de 124 % et passe de en 1856 à en 1901, soit un gain de population, en moins de 50 ans, de (soit plus que la population de Vitré). Au début du , Fougères devient la capitale de la chaussure féminine : « […] plus de y sont répartis dans . En 1946, on y fabrique 10,7 % de la production française pour les usages de ville et fantaisie et 7 % des chaussures de travail » (Jérôme Cucarull). La crise des années 1930 met en difficulté de qu'il faut bien appeler un district industriel, (Florent Le Bot). La fermeture en masse de PME et la concentration de l'emploi dans quelques entreprises (principalement Réhault, JB Martin, Morel et Gâté) offrent un second souffle à l'industrie fougeraise ( en 1966). Le ralentissement de la croissance durant la seconde moitié des années 1960, puis le choc pétrolier de 1973, provoquent une hécatombe dans le secteur de la chaussure, en particulier en février-mars 1976, avec la fermeture de trois entreprises (Réhault, Morel et Gâté, Maunoir) et le licenciement de . Depuis 2008 et la fermeture de Hasley, seule la société JB Martin maintient la tradition de la chaussure fougeraise (F. Le Bot, Laurence Héry).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Trente Glorieuses ont dynamisé Fougères et la ville a augmenté sa population jusqu’au recensement de 1975, arrivant à presque .

En 1975, la ville a profondément souffert de la crise pétrolière de 1973 et en a subi les contrecoups. La ville est sinistrée par des fermetures successives d’usines de chaussures, secteur en crise, et refuse l'implantation de l'entreprise Citroën sur son territoire. La ville a du mal à s’en remettre et voit sa population baisser. Elle passe de en 1975 à en 2009 soit une baisse de 26 % en 34 ans, même si la périurbanisation compense cette diminution. Aujourd'hui la chaussure n'offre plus que quelques centaines d'emplois dans la ville : par exemple l'entreprise JB Martin reste à Fougères, même si elle a complètement délocalisé sa production en Asie. La ville est de plus en plus en relation avec Rennes depuis l'inauguration de l'autoroute des Estuaires en 2000 qui permet de rejoindre Rennes en 30 minutes, et connaît un développement satisfaisant basé sur l'essor d'activités économiques plus diversifiées. Plus de de zones d'activités, entre l'autoroute et la ville centre, viennent donner de l'attractivité économique au territoire.

L'aire urbaine de Fougères compte 20 communes regroupant (2009) dont 46 % de cette population vient de la ville centre. Ce qui fait de l'aire urbaine fougeraise la des 241 grandes aires urbaines de France.

== Économie ==

Fougères était le siège de la chambre de commerce et d'industrie du pays de Fougères jusqu'en 2011, remplacée depuis par une délégation de la chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo-Fougères après la fusion de celles-ci.

En 2008, les principaux employeurs fougerais étaient le Centre hospitalier de Fougères, le groupe Sagem-Safran , Carl Zeiss Vision, la Ville de Fougères, les Transports Gelin, Carrefour (Sofodis), l'Association Jean-Baptiste Le Taillandier (AREP, lycées Notre-Dame-des-Marais, Edmond Michelet, Saint-Joseph, et Beau-Lieu), la cité scolaire Jean-Guéhenno, le Groupe Royer, Groom ainsi qu'Otima

== Santé == Le centre hospitalier du Pays de Fougères a achevé sa rénovation en 2013 : il propose l'accès à 13 services de soins, un service d'urgence, une maternité, 16 spécialités et 440 lits.

Les personnes âgées disposent de deux structures adaptées : le foyer-logement Rebuffé, ouvert en 1987 dans les anciens locaux de l'entreprise Morel et Gaté à Bonabry, et le foyer-logement des Cotterêts.

== Enseignement == L'enseignement supérieur est présent à Fougères, notamment dans le domaine de la santé : * Institut de formation en soins infirmiers (centre hospitalier) * École d'audioprothèse Bertin (pôle formation CCI Fougères) * École supérieure d'optique Fizeau (pôle formation CCI Fougères) * École de haute horlogerie Charles-Édouard-Guillaume (pôle formation CCI Fougères) * Institut de formation de la CCI de Fougères

=== Maternelles publiques === * Odile Gautry * La Forairie * Raoul ‖ * Madeleine-Chattière

=== Maternelles privés === * St Joseph de Bonabry * St Jean Baptiste de la Salle * Jean de la Mennais * Saint joseph

=== Écoles publiques === * Duguesclin * Odile Gautry * Les Bleuets * Madeleine-Chattière * Raoul ‖ * La Forairie

=== Écoles privées === * Saint Joseph * Jean de la Mennais

=== Collèges publics === * Mahatma Gandhi * Thérèse Pierre

=== Collèges privés === * Jeanne d'arc * Ste Marie

=== Lycée public === * Lycée Jean Guéhenno (général, technique et professionnel)

=== Lycée privé === * Lycée polyvalent Jean-Baptiste Le Taillandier réparti sur 3 sites : Notre Dame des Marais, Edmond Michelet, Saint Joseph.

== Urbanisme et cadre de vie == La ville compte 38 arbres remarquables. Plusieurs d'entre eux (séquoia, tulipiers, châtaignier, araucaria) sont visibles dans un parc privé boulevard Saint-Germain.

=== Quartiers === À Fougères, cinq conseils de quartiers ont été mis en place : * Centre-ville - Urbanistes * Forairie - Cotterêts, * Paron-Orières - Écartelée - Bonabry, * Montaubert - Rillé - Saint-Sulpice, * Madeleine - Sermandière - Chattière

=== Parcs et espaces verts === Crest in the Fougères public garden.jpg|Vue du jardin public et de l'église Saint-Léonard Fougères pano 04.jpg|Jardin Public Oeuvre à la vie. 3.jpg|Œuvre à la vie.

* Le jardin public : situé en ville haute, il offre un panorama remarquable sur la ville, surplombant le château et le quartier médiéval autour de l'église Saint-Sulpice. * Le Val Nançon : jardin aménagé qui offre de nombreuses ambiances à découvrir au fur et à mesure. Exposition d'œuvres contemporaines notamment L'Œuvre à la Vie de Louis-Marie Catta présente depuis 2000. * Le parc des Orières : étendu sur plus de , le ruisseau de Groslay rejoint un petit étang et une aire de jeux. On y trouve également un parcours sportif. * Le parc René-Gallais : devant le centre culturel Juliette-Drouet. [[Fichier:Fougères Novembre 2011 (2).jpg|thumb|Le Val Nançon]] * La carrière du Rocher Coupé, surnommé aussi la carrière de Californie, est un lieu de promenade exceptionnel à proximité du château. Un lac remplace aujourd'hui l'ancienne exploitation de schiste cornéen fonctionnant jusqu'en 1999 et acquise depuis par la ville. Avec ses de profondeur, le lac est de plus un lieu d'entrainement à la plongée subaquatique. * Des chemins piétonniers balisés au sol, permettent de découvrir la haute et la basse ville ainsi que ses nombreux monuments. La promenade le long de l'ancienne voie ferrée, depuis le pont de l’Abattoir mène à la forêt de Fougères.

=== Fleurissement === Fougères participe au concours des villes et villages fleuris et obtient le label quatre fleurs (220 villes récompensées en France et cinq en Ille-et-Vilaine) pour la qualité de son aménagement et la gestion des espaces paysagers. Les panneaux l'indiquant sont situés à toutes les entrées de la ville.

[[Fichier:Fougeres Kreisverkehr.jpg|thumb|center| Rond-point fougerais.]]

== Transports == === Transports en commun ===

Ce réseau est appelé le SURF. Il est composé de 9 bus (6 grands et 3 mini). Les horaires s'étendent de 7 heures du matin à 19 h 30 le soir. Ces lignes passent dans tous les quartiers et lieux touristiques de la ville.

Le lieu de correspondance est la Place Carnot.

La fréquence est un bus toutes les 30 minutes en heure de pointe et toutes les heures pour les heures creuses (14 h à 16 h) l'après-midi en semaine et toute la journée le samedi.

Le prix du ticket unitaire est de .

Fougères est également desservie par le réseau interurbain Illenoo. * Ligne 9a Rennes <> Liffré <> Fougères * Ligne 13 Fougères <> Vitré * Ligne 17b Fougères <> Pontorson * Ligne 18 Fougères <> Louvigné-du-Désert <> Saint-Georges-de-Reintembault

[[Fichier:Man lion's city M.jpg|thumb|center|Bus Surf]]

=== Routier === Fougères est desservie par l’autoroute des Estuaires (A84) reliant Caen à Rennes.

=== Ferroviaire === Depuis l’arrêt du trafic régulier de voyageurs entre Fougères et Vitré en 1972, seuls le fret et quelques trains de pèlerins ont continué à circuler jusqu’en 1991, date de fermeture de la gare de Fougères. Par la suite, le bâtiment a servi comme point de vente SNCF, jusqu'à sa démolition en 2001 pour laisser place à un complexe commercial.

Plusieurs dessertes journalières, Fougères-Laval, sont assurées par un car [http://www.ter.sncf.com/bretagne TER].

Depuis un certain temps, l'idée du retour du train à Fougères commence à naître dans certains esprits.

== Sports et loisirs == Dans l'ancienne usine Réhault, réhabilitée et rebaptisée les Ateliers, près de la cristallerie, logent de nombreuses associations ainsi que la Maison des associations. Plus de 100 associations sont répertoriées, dans le domaine du sport et des loisirs notamment.

=== Équipements sportifs === La ville compte de nombreux équipements sportifs municipaux pour permettre aux habitants de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions possibles: * Complexe sportif de Paron : terrains de football et gymnase * Complexe sportif Jean-Manfredi (Paron Sud) : terrains de football, de rugby, piste d'athlétisme, vélodrome, practice de golf, anneaux de rollers, courts de tennis * Stade municipal Berthelot : terrain de football * Salle de sports Justy-Speker * Stade de la Madeleine : terrain de football et piste d'athlétisme * Gymnase omnisports des Cotterêts * Gymnase omnisports de la Chattière D'autres équipements complètent l'offre : * Centre aquatique Aquatis, de Fougères communauté, inauguré en mai 2010 : bassin sportif et fosse de plongée (intérieur) et ludiques (intérieur et extérieur), aquaboggan, jacuzzi, hammam, sauna, jeux d'eaux. * Base de plein air de Chênedet (située sur la commune de Landéan) au cœur de la forêt de Fougères, sur la route de Louvigné-du-Désert * CRAPA (Circuit rustique d'activités physiques) à Chenedet, près de l'étang * Base de plongée de la Carrière du Rocher Coupé (gérée par le Codep 35 de la FFESSM) D'autres centres sportifs existent également : * Centre hippique Montaubert (appartenant à Fougères communauté) * Dojo du Pays de Fougères * Tennis Club fougerais * Salle de l'Espérance * Stand de tir

=== Quelques clubs sportifs === * AGL-Drapeau Football (depuis septembre 2011) est un nouveau club né de la fusion de deux associations historiques sur la ville. * AGL Handball * Pays de Fougères Basket * Espérance Fougères club multiactivités culturelles & sportives (pétanque, tennis, tai chi chuan, aéromodélisme) * Tennis Club fougerais (TCF) * Fougères Volley Ball * Club de natation fougerais et waterpolo depuis les années 1970 * Fougères Rugby-Club- AGL * BCPF Badminton Club du Pays de Fougères * Vigilante de Fougères Athlétisme et Gymnastique * ASPTT Fougères Athlétisme * Judo Club des Marches de Bretagne (JCMB)

=== Tournoi international de basket féminin === Chaque année la ville de Fougères invite quatre nations à participer à un tournoi de Basket. Ce tournoi concerne les U17 (âgées de 17 ans) ou les U16 (âgées de 16 ans) féminines. Pendant trois soirs (jeudi, vendredi, samedi), chaque nation s'affronte. En plus des matchs, a lieu un concours de 3 points où les basketteuses de chaque nation doivent marquer le plus de panier à 3 points.

À l'issue des trois matchs, la joueuse qui a marqué le plus de points est titrée « meilleur marqueuse du tournoi ».

Le premier tournoi fut en 1993, remporté par la Russie. La France a gagné le plus de victoires (7) devant la Russie (6) et l'Australie (3).

=== Autres manifestations nationales et internationales === Le , Fougères a accueilli le Tour de France comme ville départ de la [[12e étape du Tour de France 2013|]]. Le , elle est ville d'arrivée de la [[7e étape du Tour de France 2015|]], ainsi que le 4 juillet 2016,ou elle est Ville-étape.

== Culture == === L'association de formation et d'animation populaire === L'association de formation et d'animation populaire — ou AFAP — est une association créée en 1976 dont l'objectif est « de rassembler les personnes désireuses de faire connaître et de développer les cultures traditionnelles en pays de Fougères (musique, danse et chant) ». Comptant près de 200 adhérents, elle organise tous les ans le prix Froger-Ferron, dont les 25 ans en 2011 sont marqués par la présence de Graeme Allwright.

=== Bagad Bro Felger ===

[[Fichier:FIL 2012 - Arrivée de la grande parade des nations celtes - Bagad bro Felger.jpg|thumb|right|250px|Le bagad Bro Felger lors de la grande parade du Festival interceltique de Lorient 2012, arrivée dans le stade du Moustoir.]] Le bagad Bro Felger est un ensemble de musique traditionnelle bretonne issu du pays de Fougères, créé à l'automne 2002 à Fougères. Membre de la fédération Bodadeg ar Sonerion, il concourt actuellement en catégorie du championnat national des bagadoù et est présent dans de nombreux festivals en France.

=== Bagad Raoul II ===

Toujours actif à ce jour, il est le premier bagad de la ville et un des premiers de Bretagne, créé en 1954, il a rapidement pris le nom de Raoul II en l'honneur du fondateur de la ville de Fougères.

=== Langue bretonne === Une école Diwan a été ouverte à la rentrée 2016, où 39 enfants sont inscrits, soit 2 % des enfants de la commune scolarisés dans le primaire.

=== Festival Accords et à cris ===

Tous les ans, depuis plus de vingt ans, en juillet se tient dans l'enceinte du château le Festival des Voix de Pays, organisé par le Centre culturel Juliette Drouet, géré par Fougères Communauté. Anciennement intitulé "Voix des pays", le festival a changé de nom en 2015.

== Médias == Les presses de l'agglomération fougeraise sont : * le quotidien Ouest-France Édition de Fougères ; * l'hebdomadaire La Chronique Républicaine (plus ) paraît tous les jeudis et parle principalement des actualités de Fougères mais aussi de tous son pays (Antrain, Saint-Brice-en-Coglès, Louvigné-du-Désert, Liffré, etc.) mais aussi du pays de Vitré, du nord de la Mayenne, et du sud de la Manche. Fondé en 1837, il a changé plusieurs fois de titre pour devenir en 1944 la Chronique républicaine ; * Le Pays de Fougères, revue trimestrielle créée en 1975, décrit l'histoire, l'économie, les traditions, les arts et la littérature du pays de Fougères. Publiée pendant trente-deux ans, elle a disparu en 2008.

Il existe des magazines d'informations locales édités sur l'agglomération, tels que La Lettre de Fougères communauté.

Il a existé à Fougères plusieurs radios libres qui ont été :

* Radio des Marches de Bretagne (RMB) : 20 décembre 1983 - 1986. Ses locaux étaient situés 41, rue Nationale. Son slogan est « la radio fruitée ». À la fin des années 1980, l'équipe de RMB se retrouve scindée en deux. Un groupe décide de fusionner avec RCV (Radio Cité Vitré) pour donner naissance à FPB (Fréquence des Portes de Bretagne). L'autre équipe, quant à elle, crée Galaxie ; * Fréquence des Portes de Bretagne (FPB) : 1986 - 1997 ; * Radio Mélusine : 1984 - 1992 : ses locaux étaient situés au 1, rue Nationale, à l'étage de l'actuel théâtre Victor-Hugo, désaffecté à cette époque ; * Radio Galaxie : 1986 - 1992.

== Personnalités liées à Fougères ==

=== Personnalités fougeraises === Fichier:Luc Urbain du Bouëxic de Guichen.jpg|Luc Urbain du Bouëxic de Guichen. Fichier:Armand Tuffin de La Rouërie.jpg|Armand Tuffin de La Rouërie. Fichier:François René Jean de Pommereul.jpg|François René Jean de Pommereul. Fichier:Gilbert de Pommereul.jpg|Gilbert de Pommereul. Fichier:Boisguy.jpg|Aimé Picquet du Boisguy. Fichier:Jean-Ambroise Baston de La Riboisière.jpg|Jean Ambroise Baston de Lariboisière. Fichier:Juliette Drouet (Noël).jpg|Juliette Drouet. Fichier:Theresepierre6.jpg|Thérèse Pierre. Fichier:Joueur du Grenier à Polymanga en 2017.png|Joueur du Grenier. * Hardouin de Chartres, intellectuel et professeur breton, y dirigea une école au . * Yves Bachelot (1700-1779), religieux. * Luc Urbain de Bouexic, comte de Guichen (1712-1790), lieutenant-général des Armées navales sous Louis XV et Louis XVI. * François René Jean de Pommereul (1745-1823) : général et baron de l'Empire, préfet d'Indre-et-Loire puis préfet du Nord sous le Premier Empire. * Roch Pierre François Lebreton (1749-1806), député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Anciens. * Armand Tuffin de La Rouërie, dit le « colonel Armand » (1751-1793), général de l'armée américaine lors la guerre d'indépendance américaine, chef de l'Association bretonne sous la Révolution française. * Julien-Jean-François Loysel (1751-?), magistrat et homme politique. * Jean Baston de La Riboisière (1759-1812) : général et baron de l'Empire, inspecteur général de l'artillerie sous le Premier Empire. * Thérèse de Moëlien de Trojolif (1759-1793), cousine de La Rouërie, membre de l'Association bretonne. * Guy Picquet du Boisguy (1772-1795), officier chouan, frère des précédents. * Louis Picquet du Boisguy (1774-1804), officier chouan, frère du précédent. * Gilbert de Pommereul (1774-1860), général d'empire, fils du précédent. * Aimé Picquet du Boisguy (1776-1839), général des chouans de Fougères et de Vitré, maréchal de camp sous la Restauration. * Jean-Marie Bachelot de La Pylaie (1786-1856), explorateur et botaniste. * Juliette Drouet (1806-1883), comédienne, maîtresse de Victor Hugo. Elle a donné son nom au centre culturel Juliette-Drouet. * Hyacinthe du Pontavice de Heussey (1814-1876), poète. * Pierre Heude (1836-1902), zoologiste. * Jean-Marie Laloy (1851-1927), architecte. * Albert Durand de la Beduaudière (1856-1943), peintre, photographe. Fondateur du syndicat d’initiative de Fougères en 1913. * Emmanuel Auguste Victor Marie de La Villéon (1858-1944), artiste peintre. * L'abbé Louis Bridel (1880-1933). * Georges Le Rumeur (1882-1941), nationaliste breton et poète de langue bretonne. * Robert Diochon (1883-1953), footballeur. * Constant Duclos (1885-1962), premier parachutiste militaire français. * Jean Guéhenno (1890-1978), écrivain, journaliste et académicien . Il a donné son nom à deux lycées publics. * Marie Nelet de son nom de plume Myriam Thelen a écrit plusieurs livres dont « La Mésangère » et « Ceux d'hier, Ceux d'aujourd'hui » qui relatent la situation ouvrière à Fougères et en particulier les grèves de 1906. Le roman « La Mésangère » a obtenu le Prix Montyon de l'Académie Française. * Théophile Briant (1891-1956), poète. * Charles Berthelot (1901-1940), footballeur professionnel. * Thérèse Pierre (1908-1943) : résistante, responsable de l'arrondissement de Fougères où elle participe activement à l'organisation des FTP, elle est capturée par la Gestapo et tuée à la prison Jacques-Cartier de Rennes. Un collège public porte son nom à Fougères. * Huguette Gallais (1921-2016) déportée et résistante française de la seconde guerre mondiale, membre du groupe de résistants "René Gallais " et du réseau "Ceux de la libération ", croix de guerre avec palme, médaille de la resistance, croix du combattant volontaire, médaille de la France Libre, médaille de la deportation et commandeur de la légion d'honneur . * Georges Franju (1912-1987), réalisateur. * Yak Rivais (né en 1939), auteur de littérature pour la jeunesse. * Philippe Nogrix (né en 1942), homme politique. * Marc Baron (né en 1946), écrivain et poète. * Kristian Georgeault (né en 1955), indépendantiste breton d'Emgann. * Bruno Bertin (né en 1963), dessinateur et scénariste de bande dessinée. * Pascale Fonteneau (née en 1963), journaliste et romancière. * Hervé Coudray (né en 1965), entraîneur de basket-ball. * Laurent Huard, (né en 1973), ancien footballeur professionnel au Stade rennais, AS Saint-Étienne et CS Sedan-Ardennes. Désormais, il est entraîneur au centre de formation du Stade rennais. * Samuel Buquet (né en 1976), illustrateur. * Laurent Despas (né en 1977), journaliste, fondateur du média panafricain Koaci.com. * Fabien Lemoine (né en 1987), footballeur professionnel formé au Stade rennais, évoluant depuis 2011 à l'AS Saint-Étienne. * Maëva Coucke, (née en 1994), Miss France 2018 *Frédéric Molas (alias Joueur du Grenier ou JDG), vidéaste sur la plateforme Internet YouTube. *Sébastien Rassiat (alias Seb du Grenier), vidéaste sur la plateforme Internet Youtube.

=== Personnalités ayant séjourné à Fougères === * François-René de Chateaubriand : il vient souvent à Fougères où habite une de ses sœurs. Il n'en garde pas un très bon souvenir : *:« Chez mes sœurs, la province se retrouvait au milieu des champs. On allait dansant de voisins en voisins, jouant la comédie dont j’étais parfois un mauvais acteur. L’hiver, il fallait subir à Fougères la société d’une petite ville, les bals, les assemblées, les dîners. » * Balzac : après avoir découvert Fougères en 1828, il écrira le roman Les Chouans. (Lire le roman sur Wikisource). Un hôtel rue Nationale porte son nom. * Victor Hugo a séjourné à Fougères avec sa maîtresse Juliette Drouet en juin 1836.

== Galerie de photographies de la ville ==

Bretagne Fougeres 04024.jpg|Vue du château. Fougeres Schloss.jpg|Le château. Château de Fougères.jpg|Tour Nichot des remparts de la ville haute. Fougères - Bretagne, France 02.jpg|Ville haute : jardin public et église Saint-Léonard. Bretagne Fougeres 2005 099a.jpg|Église Saint-Léonard. Bretagne Fougeres 04021.jpg|Vue depuis l'église Saint-Léonard.

== Notes et références == === Notes ===

=== Références === :Altitudes, coordonnées, superficie : IGN.

== Annexe ==

=== Articles connexes === * Le Pays de Fougères, revue * Liste des communes d'Ille-et-Vilaine * L'Œuvre à la Vie, art contemporain * Liste des monuments historiques de Fougères

=== Liens externes === * [http://www.mairie-fougeres.fr Site officiel] * [http://www.ot-fougeres.fr Office du tourisme de Fougères]

=== Sources et bibliographie === * Amand Dagnet, Le Patois fougerais (dialecte haut-breton), essai de grammaire. Laval : impr. de Vve Camille Bonnieux, 1890. Comprenant : remarques sur la prononciation des sons et articulations, règles sur les équivalences ou mutations des sons et articulations du français au fougerais, notes philologiques, étymologiques…, les 10 parties du discours et 16 modèles de conjugaison. Suivi d'un vocabulaire français-fougerais et fougerais-français, d'une anecdote et d'une chanson en fougerais. Cet ouvrage a obtenu au concours littéraire et archéologique de Rennes de 1889 le Grand Prix d'Honneur offert par M. le Président de la République Sadi Carnot ; * Amand Dagnet, Croyances populaires du pays fougerais. Au pays fougerais : il était une fois, dans la Chronique de Fougères, 1899. Réédité en 1923, Rebuffé, Fougères. Réédité en 1988, Rue des scribes, Rennes, ; * Amand Dagnet, La Fille de la Brunelas, Idylle fougeraise, pièce patriotique et paysannes en 1 acte publiée dans l'Hermine, Louis Tiercelin, Fougères, 1901, Puis publiée en 3 actes et 4 tableaux, en 1918. Ses représentations en 1927 sous les auspices de la Fédération Régionaliste de Bretagne et, à partir de 1936 par le cercle fougerais « Art et Folklore » de Gaït Corvaisier, firent entrer le patois dans les théâtres des villes. * D. Badault, J.-C. Chevrinais, Mémoire en images : Fougères, A. Sutton, Rennes, 2 vol., 1994. * Jérôme Cucarull, L'Enquête orale, source de l'histoire industrielle et technique. L'exemple des ouvriers de la chaussure de Fougères, in Geslin (C.) (dir.). La Vie industrielle en Bretagne, une mémoire à conserver, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2001, 131-146. * Bernard Heudré, Fougères : le pays et les hommes, Coutances, 1980, 216 p. * Florent Le Bot, « Les ressorts du développement du district fougerais de la chaussure, XIX- », LESCURE (Michel) (éd.) La mobilisation du territoire. Les districts industriels en Europe occidentale du au siècles, Paris, CHEFF, 2006, . * Florent Le Bot, Laurence Héry, « La chaussure en France au : la fin d’une industrie ? Comparaison du SPL fougerais et de l’entreprise Noël à Vitré, face aux crises des années 1930 et des années 1970-1980 », Pierre Lamard, Nicolas Stoskopf, Actes du colloque « Une décennie de désindustrialisation (1974-1984) ? », éd. A. et J. Picard, 2009, . * C. Le Bouteiller, Notes dur l'histoire de la ville et du pays de Fougères, Rennes, 4 vol., 1912. * * Jean-Marie Pitois, L'Industrie de Fougères au , Mœurs et coutumes - Souvenirs d'un vieux fougerais, édité et commenté par Daniel Bouffort, Jérôme Cucarull et Daniel Heudré, Imprimerie Labbé, Lécousse, 1998. * Gaston Stéphan, Le Lock-out de Fougères - novembre 1906-février 1907, thèse de doctorat, Imprimerie bretonne, Rennes, 1908. * Jean Hérisset, Marc Lemancel, Le Pays de Fougères, éditions Ouest France, 2010. * Dominique Badault, Jean-Claude Chevrinais, Fougères, Mémoire en images de poche, éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2006. * Fougères et sa forêt, Itinéraires découvertes, Ouest France du 30 juillet 1996.

Catégorie:Commune d'Ille-et-Vilaine Catégorie:Sous-préfecture française Catégorie:Ville d'art et d'histoire Catégorie:Ancien chef-lieu de district Fougeres Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Unité urbaine de Fougères Catégorie:Aire urbaine de Fougères Catégorie:Ville adhérant à l'association Les Plus Beaux Détours de France

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